L'auteur du Tableau de Par'u
forte inclination. En conséquence, je vais me mettre dans mes meubles avant la lin du mois.
Je crois que je vais travailler avec Mirabeau, et j'espère être en état de me passer de vos secours. Vous m'obligerez cependant de m'envoyer des cliemises et surtout deux paires de draps, le plus promptement possible. Je compte être dans mes meubles à la Saint- Remy.
Je suis allé hier à Versailles; en abordant M. Deviefville, il a cîiangé sensiblement de visage; il m'a dit, quand je lui en ai demandé la raison, qu'il était malade , qu'il ne m'avait pas d'abord reconnu. Après deux heures de conversation, il s'est plaint que M. Tréteau ait lu à l'Assemblée nationale, il y a un mois, un mémoire de vous, pour qu'il y ait un siège à Guise. Je ne conçois pas comment vous avez envoyé ce mémoire. 11 y a un mois, l'Assemblée nationale avait à s'occuper d'autre chose que du bailliage de Guise, et on a dû rire de votre empressement. En second lieu, M. Deviefville n'a pas tort de trouver que c'était à lui que vous deviez adresser ce mémoire. Je ne suis pas moins surpris que je n'en aie rien su qu'hier. J'ai peine à croire pourtant que la froideur que m'a montrée mon cousin vienne de là.
L'activité vous manque. Vous restez dans votre cabinet; et il faut se montrer dans les démocraties. Puisque vous êtes désœuvré, mandez-moi des nouvelles de Guise, dites-moi s'il y a garnison, quels sont maintenant les notables de la ville, ce que c'est que votre Comité provisoire et votre Commune ; si votre milice bourgeoise a un uniforme ; donnez-moi des nouvelles de Dubucquoi' et son adresse; des nou-