Di'jà Giiadul en a fait la iiiolioii
ICG ŒUVKES DE CAMILLE DESMOULINS.
temps et désorganisatrice, que voulez-vous pour mettre dans vos intérêts les hypocrites de religion, en parlant de supprimer le ti-aitement du prêtre constitutionnel, et en le poussant à agiter, non pas le peuple des villes, mais celui des campagnes, non pas le peuple des sections, mais celui des paroisses, et à ajouter à la fermentation, en lui disant que l'Assemblée nationale qui n'a encore rien fait pour eux, puisqu'ils sont également grevés des impôts, veut leur ôler les espérances de la religion, lorsqu'ils n'ont encore cjue des espérances? Et vous enfin, dont
la complicité avec le tyran ne peut manquer d'être révélée tôt ou tard, et a déjà transpiré de l'armoire de fer, malgré les précautions de Roland, et par la désignation des seize membres influents, et par ce malheureux indice qu'il a oublié de soustraire\ dans ce moment où la calomnie est à son point de maturité, où ce La Fayette civil a endormi tous les départements de ses Biroteau et de ses Louvet tirés à deux cent soixante mille exemplaires^ lorsque, depuis quatre mois, il a plu sans discontinuer des calomnies contre les plus zélés républicains, lorsque ce déluge de libelles inonde la France, pendant que la vérité, cette colombe de l'arche, n'a pas encore où reposer le pied, parlez, combien vous faut-il pour achever d'accabler nos ennemis communs, en vous bâtant de convoquer en ce moment nos assemblées primaires? n
Ainsi, prenez garde, citoyens, comme ils se hâtent de convoquer les assemblées primaires, et combien, en effet, le moment est favorable et urgent pour eux. C'est lorsqu'à force de tactique, en nous obligeant^