ACTE III, SCÈNE II
Charles, à Dervilk.
J'admire ton discours!
Cependant, à quoi bon tout ce brillant langage? Je n'ai jamais été contraire au mariage; .Mais encor faut-il bien que l'on ait t'ait un choix.
adèle, vivement.
Nous l'avons fait pour vous, mon cousin, et je crois Que vous accepterez une telle alliance.
CHARLES
Quel est donc ce parti, Madame?
C'est Hermance.
Mouvement négatif Je Charles.
ADÈLE
Quoi ! vous refuseriez! Charles, vous avez tort.
Je t'assure, mon cher, qu'elle te convient fort.
ADÈLE
Si vous la connaissiez, c'est bien la plus belle âme...
Moi, je suis tout-à-fait de l'avis de ma femme. Epouse-la, crois-moi; son physique est fort bien; Quant au moral, elle a cent mille écus de bien.
CHARLES
Je l'estime beaucoup, elle est jeune, elle est belle, Et, sous tous les rapports, je suis indigne d'elle; Pourtant, je l'avoùrai, ses charmes jusqu'ici N'ont pas touché mon cœur.
DERVILLE, à sa femme.
Que veux-tu faire aussi D'un être comme lui? Ton cousin te ressemble, 11 est d'une froideur!... vous êtes bien ensemble.
A Charles.
Mais laissons là l'hymen. Si je t'en ai parlé, C'est ma femme, vois-tu, qui me Ta conseillé;
AJ'ele fait un geste de confusion. Car je ne suis pas fort, moi, pour le mariage. Reste garçon, mon cher; c'est un parti fort sage.
Bas à Charles.
Tiens, je regretterai toujours le célibat; On est son maître au moins, c'est un très-bel état.
Haut.
Mais pourquoi s'occuper de vétille pareille? J'ai là des ouvriers qu'il faut que je surveille; J'y vais. Vous trouverai-je encore à mon retour? Qu'allez-vous devenir jusqu'à la fin du jour?
ADÈLE
Charles, que faites-vous?
CHARLES
Je... crois... que je demeure.
adèle, à part.
11 veut me parler.
Haut.
Moi, je vais passer une heure Chez madame Franval, qui m'attend à Passy.
Charles, vivement.
Ah! mon Dieu! je lui dois une visite aussi,