ACTE I, SCÈNE V
On lui donne partout des éloges brillants! Et c'est bien naturel, elle a tant de talents?
Le bruit d'un piano se fait entendre.
Mais l'entendez-vous ? c'est sa dernière sonate!... Paix! écoutez!... Combien sa touche est délicate!
SCÈV^E IV
CLAIRE, MADAME DUPRÉ, DUVAL;* BABET, FLORINE, vitrant brusquement.
Le nouveau maître attend mademoiselle en bas.
MADAME DUPRÉ, bas.
Chut! Florine...
On écoute, le bruit cesse; madame Du pré et Florine applaudissent.
SCÈ^dE V
FLORINE, CLAIRE, LAURE, MADAME DUPRÉ, DUVAL fils, BABET.
LAURE, attirée par le Vrv.it.
Que vois-je?
94 l'éducation ou les deux cousines
MADAME D U P R Ê
Eh ! viens donc dans mes bras, Ma chère Laure!
LAU RE
Eh! quoi! vous m'avez écoutée?
MADAME D U P R É
Sans doute, mon enfant, et je suis enchantée. Certainement tu fais des progrès chaque jour.
FLORI N E
Adroite au dernier point, belle comme un amour!
MADAME DUPRÉ
Ah! que je veux de mal à ma sotte famille! Que ne m'a-t-on appris tout ce que sait ma fille! Je serais, mes enfants, c'est un fait assuré, Autre chose à présent que madame Dupré.
BABET
S'il vous faut dire ici tout ce que j'ai dans l'âme, Ma foi, je ne suis pas de votre avis, madame. Tenez! tous ces talents que vous admirez là Sont très-bons... pour manger la fortune qu'on a; Mais, pour en acquérir, c'est tout une autre affaire.
MADAME DUPRÉ
Ma bonne, que dis-tu?
BABET
Vous avez pensé faire Une chose superbe en l'élevant ainsi; Mais pas du tout.