‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 65 sur 197 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

SCÈ^CE T%EéMIÈ%E

LAURE, seule.

laure, arrivant une lettre à la main.

Qu'il est affreux souvent le destin d'une femme! N'est-il pas bien cruel de sentir dans son ame Que le rang qu'on occupe est indigne de soi! La fortune est vraiment bien injuste envers moi. Que mon père n'est-il... un maréchal de France! Je connaîtrais du moins les grandeurs, l'opulence; Je paraîtrais, le soir, dans des cercles brillants, Et je pourrais m'y faire honneur de mes talents, Mais, au lieu de cela, quelle est ma destinée! A végéter ici je me vois condamnée.

Un obscur magasin, voilà donc mon séjour! Et le sort qui m'attend est d'y mourir un jour. Mon père est, je le sais, un parfait honnête homme. Pour son intégrité partout on le renomme;

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