‹ ŒuvresChapitre 32 sur 107 · LES PAUVRES AMOURS · texte numérisé non relu

LES PAUVRES AMOURS

Air : Jupiter un jour en fureur.

Trois douzaines de Gupidons, Qu'une actrice a rais sur la paille , Hier mendiaient, et la marmaille Les poursuivait de gais lardons.

Chez Lise ils frappent d'un air triste; Lise répond : Nous sommes sourds.

Quoi! vivrez-vous donc toujours, Vieux petits culs nus d'Amours?

Allez, Dieu vous assiste! (6/5.)

Par-tout en France on vous fourra.

Vous avez guindé la sculpture, Vous avez fardé la peinture, Vous affadissez l'Opéra.

Des Anacréons j'ai la liste;

Ils encombrent ville et faubourgs.

Vous les couronnez toujours, Vieux petits culs nus d'Amours; Allez , Dieu vous assiste !

Quittez votre Olympe en débris. Que Mars, Phébus, Bacchus, Minerve, Voguent avec vous de conserve; .^> '• • A Gnide remmenez Gypris. *

Les Grâces suivront à la piste , Phébé guidera votre cours.

Émigrez, mais pour toujours, Vieux petits culs nus d'Amours ; Allez, Dieu vous assiste! -r; i

Emballez avec tous vos dieux

Flore et l'Aurore aux doigts de roses; '

Par leur nom appelons les choses.

Les choses n'en plairont que mieux.

Mon cœur à l'amant qui persiste

Se rend bien sans votre secours. '

CHANSONS DE BÉRANGER. I^il

Sans vous j'aimerai toujours, Vieux petits culs nus d'Amours; Allez, Dieu vous assiste!

En leur fermant la porte au nez , Parlait ainsi la tendre Lise, Quand près d'eux passe une marquise Dont à peine ils sont les aînés, lia dame, quoique moraliste, Leur dit : Rendez-moi mes beaux jours.

Dans ma chambre et pour toujours, Ghers petits culs nus d'Amours , ^ Venez; Dieu vous assiste! [bis.)

CHAINSONS DE BÉRAÎsGER.

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