POUR LA FETE DE MARIE
(c'est lin dindon ciui est c^iisp p.irlpr.)
Air : Allez - vous- en, gens de. la nore.
Ave, Maria! ina voisine.
Que le ciel daij^ne vous toucher!
Mont-Rouge, où l'Esprit saint domine, M'envoie ici pour vous prêcher.
On exalte en vain votre grâce, Votre gaîté, vos heureux goûts.
Glous! glous! glous! glous! (bis.) Reconnaissez la voix d'Ignace :
Pleurez et convertissez- vous.
164 CHANSONS DE DERANGER.
Vous applaudissez aux lumières D un siècle aveugle et perverti ; Votre raison ne se plaît guères Qu'avec Voltaire et son parti.
Ah ! préférez à leur audace li esprit d'un frère coupe-choux.
Glous! glous! glous! glous! (bis.) Reconnaissez la voix d'Ignace :
Pleurez et convertissez-vous.
Les arts vous tiennent sous le charme , Phébus pour vous prend son archet; Mais leur gloire aussi nous alarme :
Demandez à l'ami Franchet. '' Aigles et cygnes, quoi qu'on fasse, ' Sont toujours de méchants ragoûts. ^ Glous ! glous ! glous ! glous ! (bis.) Reconnaissez la voix d'Ignace:
Pleurez et convertissez-vous.
Cessez de vanter l'industrie
Dont votre époux soutient l'honneur.
Vous croyez qu'il sert la patrie , Que du travail naît le bonheur; Mais au peuple on rend la besace Pour qu'il dépende encor de nous.
Glous! glous! glous! glous! (bis.) Reconnaissez la voix d'Ignace :
Pleurez et convertissez-vous.
Vous êtes sur-tout bienfaisante , Le pauvre au pauvre le redit ; Mais la bonté reste impuissante Lorsqu'on est chez nous sans crédit.
Voici les parts qu'il faut qu'on fasse : A nous l'or, aux pauvres les sous.
Glous! glous! glous! glous! (bis.) Reconnaissez la voix d'Ignace :
Pleurez et convertissez-vous.
Grâce à tous les gens de ma robe Qui sont martyrs en ces bas lieux ,
Souffrez qu'à l'enfer je dérobe Votre ame si digne des cieux.
Avant peu , si Dieu nous fait grâce , On rôtira d'autres que nous.
Glous ! glous ! glous ! glous ! (bis.) Reconnaissez la voix d'[gnace:
Pleurez et convertissez-vous.
Oui, Marie, en vain Ion se moque Du pauvre père de la foi; Vos beaux esprits, que je provoque, A table plairaient moins que moi.
Qu'à la vôtre on me donne place, J'embellirai ce jour si doux.
Glous! glous! glous! glous! [bis.). '. De truffes parfumez Ignace:
Riez et divertissez-vous. > . ■ r, .
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