‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 227 sur 785 · CLAUDINE, LUBIN · texte numérisé non relu

CLAUDINE, LUBIN

Claudine. Oui, j’ai bien deviné qu’il falloit que cela vînt de toi, et que tu l’eusses dit à quelqu’un qui l’ait rapporté à notre maître.

lubin. Par ma foi, je n’en ai touché qu’un petit mot en passant à un homme, afin qu’il ne dît point qu’il m’avoit vu sortir, et il faut que les gens en ce pays-ci soient de grands babillards!

Claudine. Vraiment, ce monsieur le vicomte a bien choisi son monde, que de te prendre pour son ambassadeur, et il s’est allé servir là d’un homme bien chanceux.

lubin. Va, une autre fois je serai plus fin, et je prendrai mieux garde à moi.

Claudine. Oui, oui, il sera temps!

lubin. Ne parlons plus de cela. Ecoute.

Claudine. Que veux-tu que j’écoute?

lubin. Tourne un peu ton visage devers moi.

Claudine. Eh bien! qu’est-ce?

lubin. Claudine.

CLAUDINE. Quoi ?

lubin. Hé! là! ne sais-tu pas bien ce que je veux dire?

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