‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 532 sur 785 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

PSYCHÉ, AGLALRE, CIDIPPE.

psyché. Je viens vous dire adieu; mon amant vous renvoie,

Et ne sauroit plus endurer Que vous lui retranchiez un moment de la joie Qu’il prend de se voir seul à me considérer.

Dans un simple regard , dans la moindre parole ,

Son amour trouve des douceurs Qu’en faveur du sang je lui vole,

Quand je les partage à des sœurs.

AGLA.URE. La jalousie est assez fine ;

Et ces délicats sentiments Méritent bien qu’on s’imagine Que celui qui pour vous a ces empressements Passe le commun des amants.

Je vous en parle ainsi, faute de le connoître.

Vous ignorez son nom et ceux dont il tient l’être;

Nos esprits en sont alarmés.

Je le tiens un grand prince, et d’un pouvoir suprême, Bien au-delà du diadème;

Ses trésors sous vos pas confusément semés,

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