‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 668 sur 785 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

C L I T A N DRE, entrant doucement , et écoulant sans se montrer, ARMANDE, P H IL AMI N TE.

a r ma s de. Je ne souffrirois point, si j’étois que de vous,

Que jamais d’Henriette il pût être l’époux.

On me feroit grand tort d’avoir quelque pensée Que là-dessus je parle en fille intéressée ;

Et que le lâche tour que l’on voit qu’il me fait Jette au fond de mon cœur quelque dépit secret.

Contre de pareils coups l’ame se fortifie Du solide secours de la philosophie,

Et par elle on se peut mettre au-dessus de tout ;

Mais vous traiter ainsi, c’est vous pousser à bout.

11 est de votre honneur d’être à ses vœux contraire ;

Et c’est un homme, enfin, qui ne doit point vous plaire. Jamais je n’ai connu, discourant entre nous ,

Qu’il eût au fond du cœur de l’estime pour vous. puii.aminte. Petit sot!

armande. Quelque bruit que votre gloire fasse,

'Toujours à vous louer il a paru de glace, pin laminte. Le brutal !

armande. Et vingt fois , comme ouvrages nouveaux , J’ai lu des vers de vous qu’il n’a point trouvés beaux. puii.aminte. L’impertinent !

armande. Souvent nous en étions aux prises ;

Et Arous ne croiriez point de combien de sottises... ci.itan dre , à Armande. Hé! doucement, de grâce. Un peu de charité . Madame, ou, tout au moins , un peu d’honnêteté.

Quel mal vous ai-je fait? et quelle est mon offense Pour armer contre moi toute votre éloquence,

Pour vouloir me détruire, et prendre tant de soin De me rendre odieux aux gens dont j’ai besoin ?

Parlez, diles, d’où vient ce courroux effroyable ?

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