‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 86 sur 785 · DON PÈDRE, ISIDORE · texte numérisé non relu

DON PÈDRE, ISIDORE

Isidore. Qu’en dites-vous? Ce gentilhomme me paroît le plus civil du monde, et l’on doit demeurer d’accord que les François ont quelque chose en eux de poli, de galant, que n’ont point les autres nations. don pèdre. Oui; mais ils ont cela de mauvais qu’ils s’émancipent un peu trop et s’attachent, en étourdis, à conter des fleurettes à tout ce qu’ils rencontrent.

isidorf. C’est qu’ils savent qu’on plaît aux dames par ces choses. don pèdre. Oui; mais s’ils plaisent aux dames, ils déplaisent fort aux messieurs, et l’on n’est point bien aise de voir sur sa moustache cajoler hardiment sa femme ou sa maîtresse. isidore. Ce qu’ils en font n’est que par jeu.

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