PLACETS AU ROI
d(' voire ame sur les matières de religion, et l’on a su vous prendre par l’endroit seul que vous êtes prenable, je veux dire par le respect des choses saintes. Les tartufes, sons main, ont eu l’adresse de trouver grâce auprès de Votre Majesté; et les originaux, enfin, ont l'ait supprimer la copie, quelque innocente qu’elle fût et quelque ressemblante qu’on la trouvât.
bien (pie ce m’ait été un rotip sensible que la suppression de cet ouvrage, mon malheur pourtant éloit adouci par la manière dont Votre Majesté s’étoit expliquée sur ee sujet; et j’ai cru, Sire, qu’elle m’ôtoit tout lieu de me plaindre, ayant eu la bonté de déclarer qu’elle ne trouvoit. rien à dire dans cette comédie qu’elle me défendoit de produire en publie.
Mais, malgré cette glorieuse déclaration du plus grand roi du monde et du plus éclairé, malgré l’approbation encore de M. le légat et de la plus grande partie de nos prélats, qui tous, dans les lectures particulières que je leur ai faites de mon ouvrage, se sont trouvés d’accord avec les sentiments de Votre Majesté ; malgré tout cela, dis-je, on voit un livre composé par le curé de... qui donne hautement un démenti à tous ces augustes témoignages. Votre Majesté a beau dire, et M. le légat et messieurs les prélats ont beau donner leur jugement -, ma comédie, sans