‹ ŒuvresChapitre 124 sur 629 · ACTE IV, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II

Au haut d’une maison, qui tourne au premier vent; C’est pourquoi le cousin Aristote souvent La compare à la mer; d’où vient qu’on dit qu’au monde On ne peut rien trouver de si stable que l’onde.

Or, par comparaison (car la comparaison Nous fait distinctement comprendre une raison,

Et nous aimons bien mieux, nous autres gens d’étude, Une comparaison qu’une similitude);

Par comparaison donc, mon maître, s’il vous plaît, Comme on voit que la mer, quand l’orage s’accroît, Vient à se courroucer, le vent souffle et ravage,

Les flots contre les flots font un remû-ménage Horrible; et le vaisseau, malgré le nautonnier,

Va tantôt à la cave, et tantôt au grenier:

Ainsi, quand une femme a sa tête fantasque,

On voit une tempête en forme de bourrasque,

Qui veut compétiter par de certains... propos,

Et lors un... certain vent, qui par., de certains flots, De... certaine façon, ainsi qu’un banc de sable... Quand... les femmes enfin ne valent pas le diable. éraste. C’est fort bien raisonner.

gros-rené. Assez bien, dieu merci.

Mais je les vois, monsieur, qui passent par ici. Tenez-vous ferme au moins.

éraste. Ne te mets pas en peine.

gros-rené. J’ai bien peur que ses yeux resserrent votre chaîne.

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