VALERE, ERGASTE
valère. Que dis-tu de ce bizarre fou?
f.rgaste. Il a le repart brusque et l’accueil loup-garou. valère. Ah! j’enrage!
ergaste. Et de quoi?
valère. De quoi? C’est que j’enrage De voir celle que j’aime au pouvoir d’un sauvage;
D’un dragon surveillant, dont la sévérité Ne lui laisse jouir d’aucune liberté.
ergaste. C’est ce qui fait pour vous, et sur ces conséquences Votre amour doit fonder de grandes espérances.
Apprenez, pour avoir votre esprit raffermi,
Qu’une femme qu’on garde est gagnée à demi,
Et que les noirs chagrins des maris ou des pères Ont toujours du galant avancé les affaires.
Je coquette fort peu, c’est mon moindre talent,
Et de profession je ne suis point galant:
Mais j’en ai servi vingt de ces chercheurs de proie,
Qui disoient fort souvent que leur plus grande joie Etoit de rencontrer de ces maris fâcheux,
Qui jamais sans gronder ne reviennent chez eux;
De ces brutaux fieffés, qui, sans raison ni suite,
De leurs femmes en tout contrôlent la conduite,