‹ ŒuvresChapitre 321 sur 629 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

on MIN, É R A. S TE.

o r m i \ . Bien qu'une grande affaire en ce lien me conduise, J’ai voulu qu’il sortit avant que vous parler. i.raste. Fort bien. Mais dépêchons; car je veux m’en aller, ou. >11 n. Je me doute à peu près que l’homme qui vous quitte Vous a fort ennuyé, monsieur, par sa visite.

C’est un vieux importun, qui n’a pas l’esprit sain,

Et pour qui j’ai toujours quelque défaite en main.

Au Mail, à Luxembourg et dans les Tuileries,

Il fatigue le monde avec ses rêveries. «

Et des gens comme vous doivent fuir l’entretien De tous ces savantas qui ne sont bons à rien.

Pour moi, je ne crains pas que je vous importune, Puisque je viens, monsieur, faire votre fortune. kraste, bas, h part.

Voici quelque souffleur, de ces gens qui n’ont rien,

Et vous viennent toujours promettre tant de bien. (haut.) Vous avez fait, monsieur, cette bénite pierre,

Qui peut seule enrichir tous les rois de la terre? oitMiN. La plaisante pensée, hélas! où vous voilà!

Dieu me garde, monsieur, d’être de ces fous-là!

Je ne me repais point de visions frivoles,

Et je vous porte ici les solides paroles D’un avis que par vous je veux donner au roi,

Et que tout cacheté je conserve sur moi :

Non de ces sots projets, de ces chimères vaines, Dont les surintendants ont les oreilles pleines;

Non de ces gueux d’avis, dont les prétentions Ne parlent que de vingt ou trente millions;

Mais un qui tous les ans, à si peu qu’on le monte,

En peut donner au roi quatre cents de bon compte, Avec facilité, sans risque, ni soupçon,

Et sans fouler le peuple en aucune façon;

Enfin c’est un avis d’un gain inconcevable,

Et que du premier mot on trouvera faisable.

Oui, pourvu que par vous je puisse être poussé...

Page 1