‹ ŒuvresChapitre 606 sur 629 · ALCESTE, ARSINOÉ · texte numérisé non relu

ALCESTE, ARSINOÉ

arsinoé. Vous voyez, elle veut que je vous entretienne, Attendant un moment que mon carrosse vienne,

Et jamais tous ses soins ne pouvoient m’offrir rien Qui me fût plus charmant qu’un pareil entretien.

En vérité, les gens d’un mérite sublime Entraînent de chacun et l’amour et l’estime;

Et le vôtre, sans doute, a des charmes secrets Qui font entrer mon cœur dans tous vos intérêts.

Je voudrais que la cour, par un regard propice,

A ce que vous valez rendît plus de justice.

Vous avez à vous plaindre, et je suis en courroux Quand je vois chaque jour qu’on ne fait rien pour vous. Ai.er.sTK. Moi, madame? Et sur quoi pourrois-je en rien prétendre Quel service à l’État est-ce qu’on m’a vu rendre? Qu’ai-je fait, s’il vous plaît, de si brillant de soi Pour me plaindre à la cour qu’on ne fait rien pour moi? arsinoé. Tous ceux sur qui la cour jette des yeux propices N’ont pas toujours rendu de ces fameux services.

Il faut l’occasion ainsi que le pouvoir;

Et le mérite enfin que vous nous faites voir Devrait...

alceste. Mon dieu! laissons mon mérite, de grâce;

De quoi voulez-vous là que la cour s’embarrasse?

Elle aurait fort à faire, et ses soins seraient grands D’avoir à déterrer le mérite des gens.

arsinoé. Un mérite éclatant se déterre lui-même.

Du vôtre en bien des lieux on fait un cas extrême;

ARSINOÉ

ALCESTE

ARSINOÉ

ALCESTE

ARSINOÉ

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