HORACE ET LYDIE
HORACE
orsque j'étais cher à Lydie , Lorsque nulle autre main, par l'amour enhardie,
N'osait errer sur ses appas, Rois d'Orient, mon cœur ne vous enviait pas !
LYDIE
Lorsque, impérieuse rivale, Chloé ne régnait pas sur ton cœur inhumain,
L'épouse du fleuve romain, L'auguste Ilie, à peine eût marché mon égale.
HORACE
Chloé m'engage en de nouveaux liens :
Sa voix est douce et son âme est fidèle; Et, si mes jours pouvaient sauver les siens, On me verrait donner mes jours pour elle.
LYDIE
Calais m'aime et m'aimera toujours; A cet espoir, ma tendresse se livre :