‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 103 sur 120 · HORACE ET LYDIE · texte numérisé non relu

HORACE ET LYDIE

HORACE

orsque j'étais cher à Lydie , Lorsque nulle autre main, par l'amour enhardie,

N'osait errer sur ses appas, Rois d'Orient, mon cœur ne vous enviait pas !

LYDIE

Lorsque, impérieuse rivale, Chloé ne régnait pas sur ton cœur inhumain,

L'épouse du fleuve romain, L'auguste Ilie, à peine eût marché mon égale.

HORACE

Chloé m'engage en de nouveaux liens :

Sa voix est douce et son âme est fidèle; Et, si mes jours pouvaient sauver les siens, On me verrait donner mes jours pour elle.

LYDIE

Calais m'aime et m'aimera toujours; A cet espoir, ma tendresse se livre :

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