I. Édit. de Beliunce
Œuvres de Millevoye.
Pour lui, deux fois je donnerais mes jours, Si de ma mort Calaïs pouvait vivre.
HORACE
Si Vénus, à ton joug rattachant mon destin,
En éternel amour changeait ma perfidie,
Et si de nos plaisirs l'asile clandestin ,
Se fermant pour Chloé, se rouvrait pour Lydie?
LYDIE
Ah! bien que ton rival m'adore, et que ta foi Soit moins stable que l'onde et la feuille légère, Ta Lydie, oubliant sa flamme passagère.
Près de toi voudrait vivre et mourir près de toi.