‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 105 sur 120 · MORCEAU DE TIBULLE · texte numérisé non relu

MORCEAU DE TIBULLE

Ferreus ille fuit, etc.

A Délie.

Puissé-je, soulevant ma paupière mourante, Toucher encor ta main, de ma main défaillante ! Je te verrai, Délie, en proie à tes douleurs. Te pencher vers mon lit, gémissante et plaintive;

Et tes baisers, mêlés de pleurs.

Retiendront un moment mon âme fugitive.

L'innocente beauté, le cœur gros de soupirs. Après avoir suivi ma pompe funéraire.

S'éloignera le soir, pensive et solitaire; Et le jeune homme ardent suspendra ses plaisirs.

Mais, toi, n'attriste point ma cendre, Épargne ces cheveux qui flottent sur ton sein ; Hélas ! et sur un front si tendre.

Du désespoir n'imprime point la main ?

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