‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 18 sur 120 · GOFFIN · texte numérisé non relu

GOFFIN

La première édition {Paris, Finnin Didot, 1812, in-.;.'') ne diffère pas beaucoup de la dernière; nous croyons pourtant qu'il faut y choisir quelques variantes, parmi celles que l'auteur a cru devoir y laisser.

Là, des rocs sulfureux l'onde perçant la veine Inonda par degrés l'enceinte souterraine, Et le trépas bientôt, de toutes ses horreurs. Enveloppa, dans l'ombre, un peuple de mineurs. Tout pâlit, tout s'empresse, et la foule éperdue

Sz OEuvres de Millevoye.

Aux câbles surchargés s'attache, suspendue.

Son fils entre ses bras

L'art, prévoyant et sage,

Du trépas à la vie adoucit le passage.

Plus d'un père avec moi, plus d'une épouse en pleurs,

De l'ordre salutaire accusait les lenteurs.

Comment peindre, en effet, cette longue souffrance,

Ce mélange cruel de terreur, d'espérance.

Tant de cœurs suspendus, condamnés, par le sort,

A cette chance horrible et de vie et de mort !

Quelques-uns ne sont plus!... Mais le sauveur des autres

A juré, par son fils, de nous rendre les nôtres;

Et son destin s'attache à leurs communs destins.

Il songe à ses enfants

L'héroïsme ingénu, de sa gloire étonné.

Il entend célébrer Celui, dont la puissance

Voit tout , préside à tout , dans son empire immense ,

Et qui, de cette main terrible aux potentats

Sait dispenser la gloire et donner les États.

Son cœur alors palpite

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