‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 45 sur 120 · EMPEDOCLE · texte numérisé non relu

EMPEDOCLE

Non; le chagrin.

L'orgueil, te dis-je. A quoi t'a servi ton délire? On rit de toi là-haut, et tu crois qu'on t'admire ! Eaque, je voudrais voir Socrate.

A l'écart,

EAQUE

Ce chauve...

MÉNIPPE

Ils le sont tous.

ÉAQUE

Eh bien ! ce nez camard...

MÉNIPPE

Ils le sont tous aussi.

SOCRATE

Ménippe, ou je me flatte.

Ou tu semblés chercher l'ombre du vieux Socrate ?

Traduc lions. zji^

H «st vrai.

SOCRATE

Grand merci, Ménippe! Mais, dis-moi, Que fait-on maintenant dans Athènes ?

MÉXIPPE.

Ma foi 1 On y fait des manteaux de certaines étoffes; De ces manteaux ensuite on fait des philosophes.

SOCRATE

Oui, j'en ai vu bon nombre.

MÉNIPPE

Aristippe, Platon, Sont ici descendus : les reconnaissait-on ? L'un était courtisan , et l'autre sybarite.

SOCRATE

Et, de moi, que dit-on 1

MÉNIPPE

L'on vante ton mérite.

Tu parus tout savoir, quand tu ne savais rien.

SOCRATE

Ils ne m'en croyaient pas; je le leur disais bien.

MÉNIPPE

Qui vois-je autour de toi ?

2j6 OEuvres de Millevoye.

SOCRATE

Mes fidèles adeptes, Charmide , Alcibiade...

Avec eux, tes préceptes Ne sont pas rigoureux.

SOCRATE

Ils n'en sont que plus doux.

Mais prends place, Ménippe, et converse avec nous.

MÉNIPPE

Il faut que je te quitte, et que je me régale Des soupirs de Crésus et de Sardanapale.

ÉAQUE

Je retourne à mon poste. Une autre fois...

MÉNIPPE

Mon cher.

Comme toi, maintenant je connais mon enfer.

Traductions, 277

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