‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 5 sur 120 · Les trois médecins de Montpellier. [Note de l'auteur · texte numérisé non relu

Les trois médecins de Montpellier. [Note de l'auteur

Poèmes et poésies historiques. 25

Que le Dieu d'Israël est le Dieu qui pardonne;

Et, fidèle soutien, guide ses faibles pas

Vers ce jour immortel, qui commence au trépas.

Des terrestres liens lorsque ses mains sacrées S'empressaient d'affranchir les âmes épurées, A de tristes devoirs sacrifiant leurs jours , Des hommes généreux dérobaient aux vautours, De tant d'infortunés la dépouille mortelle. Intrépide Moustier ! infatigable Estelle * ! Rose ^, toi qu'on a vu tenir du même bras La bêche funéraire et le fer des combats ! Et toi qui, signalant ton zèle magnanime, Pour servir le malheur, brisas les fers du crime ' ! Vous tous, dignes appuis d'un prélat révéré, Que votre nom, du sien, ne soit point séparé!

Mais, malgré leurs efforts, l'ardente maladie Redouble les progrès de son vaste incendie. Prêtre saint ! de tes doigts, glacés d'un froid mortel, Tombe la pure hostie, aux marches de l'autel. Élève d'Hippocrate ! au lit de la souffrance. Tu n'iras plus porter la dernière espérance : L'hydre affreuse te lance un farouche regard, Et se venge sur toi des bienfaits de ton art. Ici, l'œil attaché sur les plaines profondes, Expirent ces nochers, vieux habitants des ondes ; Là meurent ces guerriers qui, perdant leur trépas,

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