‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 99 sur 120 · ODES D'HORACE · texte numérisé non relu

ODES D'HORACE

ODE II, LIVRE n

Tu ne quœsieris, etc.

Que ton âme aux dieux s'abandonne :

Pour savoir quand tu dois mourir, A l'art connu dans Babylone, Ami, ne va point recourir.

Arbitre de mes destinées, Que le Ciel de quelques années Daigne encor me gratifier.

Ou que l'hiver qui sur nos têtes • Fait gronder ses noires tempêtes De mes hivers soit le dernier.

N'importe :au destin je rends grâce.

J'attends la mort sans la prévoir, Et je songe à ce court espace

I. Anonyme, àzxi^V Almanach dédié aux Dames pour Vannée j8oq (Paris, Le Fuel, in-i8, p. $2), où se trouve également anonyme, mais signée de l'initiale M., une imitation de l'ode xi du premier livre, que Millevoye avait publiée avec son nom às^mV Almanach littéraire pour l'année i8o5.

^J2 OEuvres de Mill evoy e.

Qui nous défend un long espoir.

Hâtons-nous de boire et de Vivre :

Xous parlons, et le temps s'enfuit.

Profitons du jour qui nous luit, Sans croire au jour qui doit le suivre.

ODE III. LIVRE P Au vaisseau de Virgile,

Que les frères brillants d'Hélène, Que la déesse de Paphos .

Te guident sur l'humide plaine ; Qu'Iapix, à la douce haleine. Lui seul frémisse sur les flots !

Vaisseau, qui dois à ma tendresse Virgile à tes soins confié, .

Entends les vœux que je t'adresse :

Transporte, aux rives de la Grèce, De mon cœur la chère moitié.

Un triple bronze, un âpre chêne Cuirassaient ton sein courageux,

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