UEdda Myth
•5. Keysler, Aut'iq. Sept. — Locceniiis, Antiq. Sveogoth.
'^6o ' Œuvres de Millevoye.
les exploits des convives ; elles racontent les guerres des Dieux et des Géants ; la victoire du dieu Thor contre le grand Serpent ; la descente d'Hermode aux enfers ; les délices du voluptueux séjour de Gimle et de Gîasiswal. Pendant ces concerts, Iduna offre aux assistants des pommes qui entretiennent en eux une éternelle jeunesse. Autour de la table folâtrent les bons génies et les compagnes de Frigga.
« Odin, le plus puissant des immortels, est assis sous le frêne Ydrasil. La Mémoire et l'Esprit, sous la forme d'un corbeau et d'un écureuil, viennent tour à tour raconter à san oreille tout ce qui se passe sur la terre.
« Ce dieu ne daigne pas toucher aux portions du festin qui lui sont servies ; mais il savoure le breuvage qui inspire l'art des vers. Ce breuvage, composé avec du miel et le sang de Weiser, était gardé par la belle Gundula. Odin la séduisit, s'enivra près d'elle de la boisson divine, et se transforma tout à coup en un aigle audacieux 1. *
« Tel est le paradis des Scandinaves. Un grand pont, formé de l'arc-en-ciel , est son unique entrée ; la garde en est confiée à Heimdal, dont les dents sont d'or pur. Ce dieu vigilant voit dans la nuit comme dans le jour ; il dort plus légèrement qu'un oiseau ; il entend croître l'herbe des prés et la laine des agneaux. »
Page 273, vers 21. — Tout le monde n'avait pas le droit de porter des armures ornées de dessins ou de reliefs. Quand un jeune guerrier faisait ses premières armes, il portait d'abord un bouclier blanc, nommé le bouclier de l'attente, jusqu'à ce que des exploits signalés lui permissent d'y faire graver les preuves de sa valeur. Les princes et les guerriers distingués par leurs services chargeaient leurs boucliers de devises et d'emblèmes, qu'ils transmettaient de père en fils; et de là sans doute l'origine des armoiries héréditaires.
I. Edd. Isl. Myth. 6S. ~ Mallct, Inliod. à l'Histoire de Danem., t. II, p. 259. — Grâberg, p. $3, § xvi.
Notes des poèmes héroïques. 361
« Mais si un Danois fuyait sans y avoir été contraint par le nombre , il était déclaré infâme , et n'avait plus droit de paraître dans les assemblées publiques. Ses parents le repoussaient de leurs demeures, et si, dans la nuit, il osait se glisser jusqu'à la porte de sa maîtresse, celle-ci restait insensible à la voix de son amant, exposé au souffle orageux de l'aquilon. Couché sur un lit de frimas, à la lueur des étoiles scintillantes, il soupirait , la tête tristement baissée ; et ses dogues fidèles semblaient seuls compatir à sa douleur. Dès le point du jour, il se cachait dans les forêts ; et , gravissant les rochers couverts de noirs sapins, il perçait le timide chevreuil, de ses flèches déshonorées.
« Si le Scandinave, accablé par le nombre, était amené captif, il refusait la liberté que lui offrait un ennemi généreux, et ne voulait être délivré que par un coup d'épée. .
« L'histoire nous a conservé ces mots d'un roi du Nord, pris par un rival qui lui proposait de briser ses fers :
« Qu'est-ce que l'avenir peut me garder encore, pour « compenser ma honte? Toutes les coupes du festin « me seraient amères désormais ; tous les chants des « sckldes seraient funèbres pour moi. Irai-je baisser un « front humilié devant la harpe qui juge les héros, et « devant les trophées de mes pères, qui pendent aux « voûtes de mon palais? Ah! quand tu me rendrais mes « trésors, quand tu reconduirais sous mes pavillons mon « amante et ma sœur, ces bienfaits ne me rendraient « pas ma gloire, et n'imposeraient pas silence aux « siècles futurs, qui diraient toujours que je connus un « vainqueur. » (Gaule poétique.)
Page 274, vers 5. — In quo etiam acceperunt id vexiîlum, quod Reafan nominant Dicunt enim quod très sorores Hungardi et Hubbœ , filiœ Lodebrochi, illum vexiîlum texuerunt, et totum paraverunt illud uno meridiano tempore. Dicunt etiam quod in omni bello ubi prœcederet idem signum, si victoriam adepturi essent, appareret in
signo quasi corvus vivens volitans ; sin vero vincendi in fiituro fuissent, pendere directe nil movens, et hoc sœpe probatum est. (AssERlUS.)
Le sort des Scandinaves semblait attaché à cet étendard merveilleux, qui a été décrit dans un chant danois, imité en beaux vers par Gray. — Voyez son Ode sur la descente d'Odin aux enfers.
Page 274, vers 19. — Ce chant des sœurs d'Ivar et les autres chants qui se trouvent dans le cours du poème ont inspiré, au talent déjà connu d'un agréable compositeur (M. Lambert), plusieurs airs qui, au jugement des connaisseurs, se distinguent par un heureux mélange de force et de grâce, et par une couleur souvent dramatique et toujours locale.
Page 285, vers 3. — La fondation de l'Université d'Oxford et de sa bibliothèque.
Page 285, vers 7. — Alfred avait reçu à Rome sa première éducation, sous la tutelle du pape Léon IV, qui, pressentant la grandeur future du jeune prince, lui donna l'onction royale, au préjudice des trois frères placés entre le trône et lui.
« Athelwelpus rex , filium suum Alfredum , magna nobilium, et etiani ignobilium, numéro constipatum, honorificè Romam transmisit, quo tempore dominus Léo Papus . quartus Apostolicœ sedi prœerat, qui prœfatuni infantem A Ifredum oppido ordinans, unxit in regeni et in filium adoptionis sibimet accipiens confirmavit. » (ASSERIUS.)
Page 285, vers 21. — Ce vœu est exprimé, en propres termes, dans le testament d'Alfred.
Page 285, vers 26. — On doit à la sagesse d'Alfred la belle institution du jury. Ses lois devinrent les lois d'Edouard. Ce fut lui qui, le premier, donna pour juges, aux citoyens, des citoyens du même ordre qu'eux, afin que les accusés n'eussent pas à craindre l'injustice de ceux
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qu'ils pouvaient juger à leur tour. Le gentilhomme était cité devant douze de ses pairs, et le roturier devant onze bourgeois, sous la direction d'un gentilhomme.
Page 287, vers 21.