A MON DERNIER ECU
Reste de mon léger trésor, O toi, ma dernière ressource, Toi qui du moins peuples encor La solitude de ma bourse, Écu modeste ! il faut partir.
De ce départ mon cœur murmure Pourtant, la nécessité dure Me commande d'y consentir.
Il est venu, l'instant critique !
Je voudrais te garder en vain; Je crains trop le fatal destin D'un auteur blême et famélique^ Puisqu'on nomme mourir de faim Une licence poétique.
Souvent je m'égare, en esprit.
Dans un séjour imaginaire, Et, d'un essor involontaire, Je vole aux cieux... Mais l'appétit