‹ ŒuvresChapitre 31 sur 192 · ANACREON · texte numérisé non relu

ANACREON

Aux fcmnics qui lui reprochaient sa vieillesse

Anacréon, te voilà vieux ! »

Belles, répétez-vous sans cesse :

« Sur ce miroir jette les yeux, Il t'avertit de ta vieillesse ».

C'est le printemps, qu'amour chérit :

Ne croyez pas que je l'ignore ; Mais quand Glicère me sourit, Près d'elle je suis jeune encore.

Si le temps produit sur mon front De funestes métamorphoses, Je sais, pour couvrir cet affront.

Cacher mes rides sous des roses :

Et jusques à mon dernier jour, Animé d'un triple délire, Je veux caresser tour à tour Ma belle, mon verre et ma lyre.

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