LE TORRENT
L'auteur, en réimprimant cette élégie, avec le titre de Chant d'amour, dans la seconde édition de Beliunce (1810) , y a fait beaucoup de changements :
L'air s'est calmé ; le bruyant Aquilon . N'agite plus le palmier des campagnes ; Et le chasseur, habitant du vallon , A regagné le sentier des montagnes.
Viens, ma Zaphné ; dans ces sauvages lieux. Le doux printemps trouve encore un asile...
Sans le donner, promet-il le bonheur, Ce long baiser, dont le feu me dévore ?... A couronner mes transports amoureux, Tandis, Zaphné, quêta pudeur hésite.
L'heure s'enfuit...
Seul avec toi j'y veux passer ma vie.
Fille charmante, aux sons mélodieux...
Dans un baiser meurt ton dernier refus... De tes soupirs le faible et doux murmure Se perd, au bruit du torrent écumeux.