LES JUIFS
Ils n'ont jamais été à la mode depuis que Dieu les a abandonnés; c'est pour cela que les chrétiens ne se sont jamais occupés'd'eux, et, d'un autre côté, les philosophes n'y ont pas pensé, parce que leur figure apparemment ne leur revenait pas. Il y a peu de Juifs en France et en Angleterre, les deux pays de la philosophie. Les Hollandais ont trouvé plus simple de les faire payer, les Italiens de les tourmenter , les Espagnols et les Portugais de les brûler. Le premier brevet de philosophie a été pour l'auteur qui, le premier, a cru avoir bien de l'esprit en écrivant que les nègres sont des hommes, et le second, pour celui qui a dit qu'il fallait massacrer cent mille blancs, plutôt que de permettre qu'un noir ait un coup de bâton qu'il aurait mérité par sa méchanceté. Voilà un des égarements du maudit esprit des gens d'esprit de ce temps-ci. Comme ils n'ont pas daigné \etexr
dans la capitale pour y plaire et se marier. Elles entretiendraient la pureté de corps et d'àme^ la g::iîlé, runioii et la santé du plus beau pays du monde, selon moi, qui, moyennant tout ce que je viens de dire, en deviendrait le plus heureux. Plu-j sieurs de vous assuraient, il n*y a pas encore un an^^ à Joseph II, qulb étaient Autrichiens, Je vous en remercie et vous en dispeuse, dit-il; pounm que ines Gallkiens le soient t cela me mjfit. Vous nous faites bien valoir le salut devienne en 1683 : nous vous en sommes certainement très obligés. Mais^ si Ton savait mieux rhistoire chez nous, toutes les fois que vous nous en parlez, nous vous dirions que la maison d* Autriche vous a délivTés de la Suède, qui vous avait conquis sous le règne de son Charles-Gustave. Personne ne cherchera k vous entamer, si vous ne vous éloignez pas (ce que vous êtes prêts à faire pour votre malheur) de la Russie; elle est intéressée h votre repos, et n'a rien à démêler qu'avec les Turcs qui, comme vous voyez vous-même avec moi tous les jours, vous, prince Czerwertinski, ne peuvent pas lui résister.
Ce que je vous demande de changement dans votre régime ne peut pas lui déplaire; mais, s'il s'y en fait un, tel petit qu'il soit, à son insu, cela peut avoir de terribles suites.
Vous avez trois vanités dans ce moment-ci à ménager, et trois vengeances à craindre : l'impératrice Catherine et son empire. Si elle vous faisait du mal, mon Empereur ne prendrait pas votre parti.
rétat OÙ ils sont et d'en faire quelque chose, je voudrais, pour leur bonheur (car ils me font rire ou pitié tous les jours), que quelqu'un de ceux qui sont en Turquie fût assez habile pour prendre du crédit auprès du Grand-Seigneur, qui leur rendrait le royaume de Judée, où ils se conduiraient sûrement mieux qu'autrefois.
Les Juifs bien élevés, banquiers, commerçants, quelquefois barons, presque nobles, établis dans les capitales des Chrétiens, renonceraient à Jérusalem et cesseraient d'être maltraités en Europe, qui y perdrait beaucoup sans cela et le mériterait. Il y en a plusieurs dont on connaît le mérite et l'honnêteté, qui ont des amis, à qui l'on rend justice pour de belles actions d'humanité.
Je ne parle, pour retourner en Israël, que des pauvres diables et des intermédiaires entre les riches et les déguenillés. Veut-on avoir leur portrait? Toujours suants à force de courir les places publiques, les cabarets, pour y vendre; presque tous bossus, une barbe rousse ou noire aussi crasseuse, teint livide, brêche-dents, nez long et de travers, le regard craintif et incertain, tête branlante, cheveux crépus épouvantables, genoux picotés de rouge et découverts, pieds longs et en dedans, yeux caves, menton long, effilé: bas noirs troués et tombant sur leurs jambes desséchées; chapeau jaune à Avignon, manche jaune à Prague, bonnets de grenadiers en Pologne; ailleurs, bonnets de poil sous un grand vieux feutre percé et rabattu, ou petit chapeau
su OCm^ES DU PRINCE DE LIGNE.
pointu, la pointe en Tair,.. Voilà comme sont en Europe dix millions d'Hébreux.
Le degré d'avilissement où les gouvernements les laissent, la pauvreté dont ils ne peuvent pas sortir, leur mauvaise nourriture, le mauvais air de leurs synagogues et de leurs rues perpétuent ces figures et ce costume, et on peut dire encore : Jacob genuiî haae^ semblable à lui.
Les enfants de Juda, qui ont plutôt Vair des enfanta de Judas, ont certainement Taîr réprouvé, et, plein de foi pour les prophéties, je suis convaincu qu'ils doivent Tavoir; mais ils Tauraient moins, si, outre flu'ils sont réprouvés de Dieu, ils ne Tétaient pas des pays mêmes où ils sont soufferts.
C'est ce qui les rend trompeurs, peureux, menteurs et bas. Ces quatre sentiments, marqués sur leur figure, ne les embellissent pas. Ils ne sont ni voleurs, ni assassins, ni méchants. Donnez-leur un état ou un bon asile, et ils cesseront d'être ce que j'ai dit qu'ils sont. Si même ils sont filous dans leurs marchés, c'est qu'ils apprécient les peines qu'ils se donnent et qu'ils veulent se faire payer des humiliations continuelles qu'ils éprouvent.
Je crains toujours d'alarmer le peu de bonnes consciences qui restent encore, et d'ailleurs de diminuer ce qu'il est surtout nécessaire à présent de conserver.
Qu'on s'arrange avec le pape, s'il existe encore, et avec les livres saints, pour voir jusqu'où on peut aller à l'égard des Juifs, sans vouloir faire
mentir les prophètes ; ce qui, d'ailleurs, est impossible.
Il y a, dans tout plein de capitales de TEurope, des villes de Juifs. Qu'on les leur rebâtisse proprement, avec un ruisseau qui coule dans toutes les rues; qu'on leur donne un habillement long et oriental, avec un bonnet de même et de jolies couleurs; un genre d'ouvrage conforme à leurs dispositions ; et leur puUulation, semblable à celle de la vermine qui se sillonne des chemins, à notre vue, sur leurs barbes, leurs crins rougeâtres et leurs affreux vêtements, deviendra une population du double, saine, propre, belle et utile.
Ils sont faciles en tout et portés à une propagation étonnante. La Pologne et la Bohême présentent partout de ces fourmilières noires, hideuses et dégoûtantes.
Excepté faiseurs de tours de gibecière, ce qui prouve leur adresse, et maquignons, à qui toutes les religions permettent d'être des fripons, on ne voit presque parmi eux de métier que celui de graveur; il n'y a qu'un pas de là à être joailliers, orfèvres, metteurs en œuvre, tourneurs, manufacturiers. Ils aimeront mieux faire des armes que de les porter, et construire des charrues que de les conduire. Le goût pour l'argent et leur industrie pour en gagner les rendraient bientôt propres, à tous les arts, qu'ils perfectionneraient. C'est en qualité de persécutés qu'ils ont cet air paresseux qui les fait baguenauder dans une rue, pour chercher une commission à faire
S30 OEUVRES DU PfUNCE DE LIGNE.
OU gagner six kreutzers, en vendant quelque chose d'ini paquet sale qu'ils portent sous le bras, encore après avoir fait cent révérences inutiles. Voyez, malgré cela, la beauté de leurs femmes et de leurs filles, échappées à la misère ou couvertes de liail- Ions. On croit être bons Chrétiens en disant : E!les ont de beaux yeux, mais elles ont Vair juif, Cest, avec un peu plus de dureté peut-être et moins de cette charmante volupté moelleuse, le genre de ta beauté des Grecques; et toutes ces figures orientales sont au-dessus de celles de notre triste et vulgaire occident, qui est ce quil y a de moins piquant.
Cette dureté dans les yeux et les traits tient à celle de leurs principes. Elles sont extrêmement sages et décentes, même au milieu des nations qui le sont le moins. Leur religion, leurs usages et la triste vie qu elles mènent les éloignent de la galanterie; de même que les préjugés sévères de leur législature et surtout leur manière de se coiffer sans montrer les cheveux, les préservent de la coquetterie. En a-t-on jamais rencontré dans des lieux de débauche? On en voit, un carton à la main, avec des échantillons, entrer quelquefois dans une maison où le libertinage, même à prix d'argent, échoue devant leurs principes. Rendues à la société, par la classe des citoyennes où leurs talents les placeraient, elles y seraient sans doute aussi agréables qu'utiles. Vêtues avec grâce, comme les anciennes filles de Juda que nous voyons dans les chœurs d'Athalie, elles se feraient Chrétiennes, s'il le fallait,
pour plaire aux Chrétiens qui en seraient amoureux, et remonteraient toutes les races, au lieu d'abrutir et d'enlaidir la leur. Les Juifs ont des espèces de vertus : jamais ivres, toujours obéissants, exacts et prévenant les ordonnances, sujets fidèles aux souverains au milieu de révoltes, et jamais en colère ; unis entre eux, quelquefois hospitaliers, et les riches aidant leurs pauvres. Ils ne sont méchants qu'en Pologne où, pour se venger des humiliations, ils abusent de l'autorité, que je dirai ailleurs qu'on leur donne dans les villages mal à propos.
Qu'ils soient heureux et considérés, ils seront bons : comment peuvent-ils l'être avec leur habit et leur figure? On changerait celle-ci en changeant celui-là.
Mais voyez-les, après avoir trouvé grâce devant le portier d'une maison où ils ont sonné vingt fois, turlupinés dans une antichambre par tous les valets, quand, avec leur air de singe et Vinclinant avec des contorsions de synagogue, ils viennent prier qu'on les annonce. Et puis comment sont-ils reçus? le petit chien les mord, le petit enfant en a peur, le grand les contrefait, les filles de la maison disent : Quelle odeur ! et le père les fait chasser.
Encore une fois, qu'on les décrasse : l'habit oriental ôte la disgrâce et donne de la noblesse. Une boutique propre attirerait des chalands et, au lieu de vendre des misères et de se mettre en eau, en courant toute la journée pour gagner un kreutzer, le Juif l'attendrait gravement chez lui. Marchant d'un
su OEUVRES DU PUrnCE BB LIGNE.
petil gain à un plus grand, industrieux et gi-and caleulateur, il deviendrait homme d'affaires, maître d'hôtel, régisseur, intendant.
Ils sont capables de tout et s'entendent à tout. J'en ai rencontré excel lents maîtres de poste et, par le désir d'une bonne récompense et la peur d'être rossés, postillons à bride abattue. Ce talent engagea, en 1787, le prince Potemkîn k en faire des cosaques, Rien ne m'amusait plus que de voir ce commencement qui s'appelait IsraelowsU. Nous en avions déjà deux escadrons; leurs piques, la peur qu'ils avaieut de leurs chevaux, en attendant celle de rennemî, les rendait comiques : et c'est à cheval qu'ils ont plus encore Tair de singes*
On croit avoir horreur des Juifs, à cause de leur religion, et ce n'est qu'à cause de leur tournure. Ils sont à plaindre sûrement , mais ils ne seront pas plus damnés que bien d'autres qu'on voit tous les jours, et peut-être que plus mêlés avec les chrétiens, la beauté de leurs filles pouvant attirer les jeunes gens des pays où ils seront bien traités, ils deviendront chrétiens eux-mêmes : voilà ce qu'il faut dire à un souverain dévot.
Il faut représenter à celui qui ne l'est pas, mais qui n'est qu'intéressé, que les Juifs, tels qu'ils sont, s'emparent du commerce des petits bourgeois, trompent les paysans et ruinent les seigneurs par l'usure.
Il faut (lire au souverain qui aime plus l'humanité: ces gens n'ont presque pas la figure humaine, tant ils sont pauvres et maltraités; et ce sont pourtant des
hommes comme vos autres sujets qui croient peutêtre en Jésus-Christ, mais pas en son vicaire sur la terre; ce qui est pourtant un article de foi. A propos de cela, il est assez singulier qu'ils soient aussi attachés à la fable la plus grossière et la plus ridicule, puisque, si le Messie n'est point encore arrivé sur la terre, il y a apparence qu'il n'y viendra plus. Cela prouve du caractère.
Comment, intéressés comme ils le sont, ne s'en départissent-ils jamais? Cet entêtement leur coûtera cher dans l'autre monde, mais leur fait honneur dans celui-ci. Ils ne sont donc pas aussi vils qu'on le dit. Voyons encore ce qu'on peut en faire. Je suis comme cet homme qui, voyant les jeux de deux joueurs, les conseillait en même temps.
Voyez les charmantes Israélites du grand monde, leur beauté et une sorte de gaucherie qui a de la grâce, fixant tous les regards : il y en a beaucoup à présent partout de mieux élevées que les personnes de la société, et au salut de leur âme près, que je leur recommande, elles ont tort de rougir d'être ce qu'elles sont. Il y a la plus grande analogie entre ce peuple et les Turcs, qui ont emprunté une partie de leurs usages et de leurs noms. Si Dieu avait permis à Moïse d'être un conquérant, comme Mahomet a pris sur lui de l'être, les deux tiers du monde seraient Juifs, au lieu d'être Mahométans. Le nom de Mohammed vient de Moïse, comme Soliman de Salomon, Ibrahim d'Abraham, Jusuff de Joseph, Achmetd'Isaac, Salim de Salomé, Zaïre de Sara; et, moins barbares
que nous h leur égard, ils ne les regardent pas comme des chiens, ainsi qu'ils ont la bonté de nous appeler, les méprisent un peu et les font bien payer, sans les insulter. Ils sont, à rexception du turban, et de quelque différence encore, k peu près vêtus de même. Leurs Juifs contractent avec eux le goût des libations fréquentes et quelque propreté à leurs divans.
Quelle différence d'un véritable Juif-Turc habillé îi sa manière, d'avec l'extérieur d'un de nos Hébreux tel que je Fai peint! Tout concourt à élever le premier et à abaisser le second. Examinez la noblesse et retendue des mouvements du premier, et le rétréci et le mesquin des mouvements du second. ■!
La politique des Turcs doit continuer à n'avoir pnÉ^ le sens commun, ne savoir ni lire, ni écrire, et ne se corriger presque de rien, pour exister toujours. S'ils prenaient quelques Juifs habiles pour penser à leur place, ils leur apprendraient, sans s'en douter, ce qui leur manque ; ou plutôt ils l'introduiraient sans le leur apprendre : car il faut toujours respecter la religion et les lois. Ces Juifs deviendraient Mahométans s'il le fallait, et il n'y a qu'un bien petit pas à faire : le canif de la circoncision étant le premier qui égalise ces deux sectes ridicules. Ils prendraient place au divan : il ne faudrait pour cela qu'un empereur musulman, ou un grand-visir un peu raisonnable pour y consentir. Les Juifs qui outre cela auraient retrouvé leur patrie, seraient obligés d'y faire fleurir les arts , l'industrie , l'agriculture et le commerce de l'Europe. Jérusalem, petit trou horrible à
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présent, qui fait mal au cœur aux pauvres diables de pèlerins qui y vont de temps en temps, redeviendrait une capitale superbe. On rebâtirait le temple de Salomon sur ses ruines qui en feraient retrouver la trace, en suivant les descriptions et les estampes que nous en avons. On fixerait les eaux du torrent de Cédron qui fourniraient des canaux de circulation et d'exportation. On retrouverait le jardin d'Éden, et les quatre sources des fleuves qui en feraient le plus beau jardin anglais du monde. Les déserts seraient défrichés et habités. On ne rencontrerait plus les hordes de voleurs arabes qui infestent tous les lieux saints et sacrés, puisque personne n'y touche.
Et voici d'abord ce que je dis aux Turcs, pour leur apprendre à résister à leurs ennemis :
Si vous attirez les Juifs chez vous, servez-vous-en comme les Romains se servaient des Grecs qui étaient leurs médecins. Ceux-là peuvent l'être de votre gouvernement; ils ont assez écouté aux portes chez nous, pour savoir les usages des armées chrétiennes et les défauts des vôtres.
Ils vous conseilleront de ne pas imiter les chrétiens, comme vous le disent à présent quelques sots renégats; mais ils vous conseilleront beaucoup de réserves et plusieurs lignes les unes derrière les autres, pour soutenir votre première attaque dont il ne faut pas changer le genre.
Ils vous diront de ne pas crier toutes les nuits vos prières sur vos remparts, si haut que vous n'entendez jamais le bruit que l'on fait à l'ouverture de la tran-
cliée, ablie k notre aise, décide de la prise de
vosfi cii ;es.
Ils voeâ pprendront à les rendre plus en état de se défendr. et seront vos entrepreneurs de vivres à meilleur irché.
Ils pourront rendre à vos îles de l'Archipel du eommfiTv^ft et de la population; observ^er vos Grecs à qui ' ] "s fier, et ils s'enten-
dront 1 ce qui concerne les
échelleï^
Le prot . chez vous, vous ga-
rantit leur ' le moins bête d'entre
vous soit h [u'il vous envoie ceux
de cette m ^tre le plus utiles à
Constantinople et aux autres provinces de Tempire.
C'est pour cela qu'à présent, me tournant vers les chrétiens , je leur conseille de ne pas laisser aller les Juifs, mais d'en faire ce que j'ai dit.
Supposé qu'on ne puisse pas les rendre agriculteurs, puisqu'on les croit paresseux pour ce genre de travail, si on leur donnait à défricher les landes de Bordeaux, les bruyères de la Hongrie, les steppes des tartaries russes, ils chercheraient des colons, des ouvriers; et les Juifs les plus riches, aidant les plus pauvres, en tireraient un si bon parti, que dans dix ans ils seraient en état de payer de bonnes contributions à la couronne.
Les moines, jadis grands défricheurs, sont devenus des Juifs : les Juifs deviendraient des moines, et
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n'abandonneraient pas TËtat dans les moments de grande détresse. Us feraient le calcul qu'on n'a jamaia voulu faire, par une avarice insensée, pendant toutes les révolutions de tous les pays : qu'il faut donner la moitié de sa fortune pour conserver l'autre.
Plus on fournirait l'occasion aux Juifs de s'enrichir, et plus on pourrait les pressurer dans les grands besoins des finances d'un État.
Ce ne serait pas aux dépens du petit peuple, dont ils enlèvent à présent, par leur activité ennuyeuse, importune et pressante, le petit gain; on la leur ferait porter sur de plus grands objets.
Vous conserverez, leur dira-t-on, votre mauvaise réputation, si vous continuez à surfaire de la moitié. Prenez le genre opposé; n'ayez qu'un mot, et vous nous attraperez en ne nous attrapant point. Vous ferez tort aussi aux marchés des bons Chrétiens, qui continueront à surfaire.
C'est avec cet air de sincérité,, en ne se laissant pas marchander, que trompent souvent les Herrnhuters ou Frères Moraves, ainsi mal appelés. Il y aurait un terrible pas à franchir pour que de la grande saleté des Juifs, ils passassent à la grande propreté de cette secte très commerçante ; mais c'est cependant celle-là qu'ils devraient imiter.
Elle est peu nombreuse dans chaque pays, et rapporte infiniment. Il faudrait que les Juifs s'occupassent de même à faire oublier toutes les marchandises d'Angleterre, afin que l'argent n'y allât pas. Le cuir T. I. âs
OEUVRES m vmym m. ligne.
des Hernihuters est, par exemple, une des bonnes branches de leur commerce.
Tous ces pâles Hébreux si pauvres, qu'on trouve dans de petites villes et villages de Bohême, seraient jetés dans les manufactures des riches, et le deviendraient. Si Ton dit qu'ils feront tort aux autres sujets, je soutiendrai que non. La plus grande partie y gagnera ; les Juifs achèteront la matière première dans les villages, et feront meilleur marché que les grands faiseurs d'entreprises des capitales, qui ont déjà assez pgné.
Le premier État qui ferait ce que je dis, y aurait un grand avantage, outre celui de démagotter et de déshumilier une nation nombreuse. Si les autres, successivement, suivent la même marche, il y aura une grande circulation et union de plus en Europe; puisque l'Israélite hollandais ou portugais n'est ni Hollandais ni Portugais, il n'est que Juif. Il faudrait des rabbins habiles, sans cesse en course dans chaque pays, pour faire des inspections, empêcher les abus des seconds chefs, ou les torts des individus. Ce général-rabbin serait uneespèced'ôtagedela conduite de son peuple auprès de chaque gouvernement, et s'attacherait surtout à veiller à la propreté des établissements et des barbes ; il n'y a pas de minutie aux yeux d'un législateur, qui doit entrer dans tous les détails, pour en étudier les rapports.
Si l'industrie des petits Juifs leur fait donner la préférence sur les pauvres ouvriers chrétiens, on exijîera d'eux, dans chaque ville, une petite caisse
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pour les dédommager par des aumônes, ou quelque petite direction en emploi que les Juifs pourraient leur donner. Mais je trouve que ceux-ci, se chargeant de tous les grands et petits trafics, laisseront toujours les gros ouvrages des villes et des campagnes au militaire et à Tagriculteur. On ne voit point un Juif maçon, et surtout, en qualité de peureux, on n'en voit pas couvreurs d'ardoises. Le petit marchand quincaillier, au lieu d'établir une mauvaise petite baraque à une foire, où il dépense plus qu'il ne gagne, sera peut-être laboureur comme son père. On ne verra plus ces vilaines ravaudeuses de bas, ces tristes marchandes de pommes moins ridées qu'elles ne le sont elles-mêmes, gâter une rue, ou cacher le bas d'un bel édifice par leur vilaine petite maison de planches, où elles s'enrhument. On ne sentirait plus le long d'une promenade publique l'odeur des haillons, et tout cela se trouverait dans les jolis quartiers des Israélites, au milieu desquels ils élèveraient un joli temple, au lieu de la vilaine et puante synagogue, qu'ils ont ordinairement dans un carrefour, au bout d'un égout.
Les Juifs font les aristocrates, quand les gentilshommes leur afferment leurs terres ; ils y exercent des tyrannies affreuses, ne parlent aux paysans que le fouet à la main et du haut de leur vilaine petite taille, et les plus humbles de la- terre jusqu'à ce qu'ils aient de l'autorité, ils cesseront d'être tyrans, ou tyrannisés, lorsqu'en les observant, le gouverne • ment leur confiera une direction.
Hi OECYRES fir ^mnm de l!g?ii.
Ils m tirent bien de celle des cbarrois, oii ils serai tour à tour cochers et postillons; et lorsqulls som attrapes dans un cabaret, cê qui est bien rar**, par des recroleurs, ils deviennent bientôr ba&H>fHciefs.
L'empereur Joseph n'acheva pas son projet sur m en Gallieie. Le marquis de LangaUêrie axpia, dim une prison de Vienne, le sien sur d^ rasséBiUê' ments. Le prince Potemkin n*osa pas coDtinaer si levée, de peur de se brouiller avec la Sainte tmture.
Qu'on tire au clair, si cela se peut» ou mn; et quand la race sera un peu remontée, on n'a qoï te» faire ser\ir. Le bâton, plus prochain d'eux Cfuilê canon de Tennemi, les y fera marcher; d'ailtofs, pourquoi ne redeviendraîent-ils pas :i i--^ î' -" que sous les ordres de Josué, Gédéon et Abner? Mais j'en reviens aux malotrus. La population des villes augmente souvent aux dépens de celle de la campagne, où elle est plus utile. En se servant des Juifs pour tous les métiers où je les destinerais, il y aurait moins de bourgeois chrétiens, et plus de paysans.
Voilà encore une bonne profession pour les Hébreux, qui s'empareraient de cette branche de commerce, ainsi que de quantité d'autres. Au lieu desfoires de Leipsicketde Francfort, qui attirent tant d'étrangers et d'argent, chaque ville de Juifs dans la capitale de chaque province serait une foire continuelle, où cet argent des voyageurs se partageniti et circulerait au profit de l'État, qui, outre cela, ga^ derait le sien. El \e?>\ç>t^è\\V^^.,^\x^iv.,enattendini
les décrets impénétrables de la Providence sur leur endurcissement, dans le genre des torts de leurs aïeux, seront, au moins dans ce monde-ci, heureux, utiles, et cesseront d'être le plus vilain peuple de la terre.
Je conçois très bien l'origine de l'horreur qu'inspirent les Juifs, mais il est bien temps que cela finisse. Une colère de 1800 ans me paraît avoir duré assez longtemps.
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