MÉMOIRE POUR LES GHECS
4e r Archipel, Tempereur de Russie et !a république de Venise. On yjugeraiUes différends, s'il y en avait dans leur intérieur, et on s'armerait pour eux si on leur en voulait.
De Texcellent port de Sebastopol il est si aisé d*aller porter à Constantinopîe la secûnde pénitence^ k|uil ne faudrait pas que la flotte russe partit de •Cronstadt pour faire ce tour si long et si cher; «l si, comme j'ai proposé à S, M. fimpératrice de jtoutes les Russies, on faisait quelques comman- *Ieries en Crimée pour la chevalerie de Malte, les •eommandeui^s en seraient les garde-côtes et gardesmarins, et plus heureux que sur leur rocher. On pourrait leur assigner un port tout à fait à eux, Balaklava par exemple, et ils rendraient bon compte de tout ce qui voudrait sortir du canal vers la Tauride.
D'un autre côté, Venise menacerait de reprendre aMorée, si l'on faisait quelque chose àmonArchipeK Le Grand-Seigneur s'obligerait à contenir la canaille mahométane des Barbaresques et de la mer, pour quelque tribut que les Grecs s'obligeraient à lui payer; et on entendrait encore parler la langue d'Homère, au lieu du î:çrec vulgaire des esclaves qui composent le peuple. Celui-ci redeviendrait bien vite aussi lier par sa liberté qu'il l'était jadis; et moins fou que •celui qu'enflammait Démosthène, il ne courra sûrement jamais aux armes.
Le voyage de rArcliipel, entouré de puissances fjui en garantiront la protection, deviendra sûr; et T, 1. f^*
mê oEuviÉS DU vm^œ m ligîie.
ofl ira voir les Grecs, comme on allait voir les Français il y a quelques années.
Gela leur rapportera beaucoup d*argent ; et ne pouvant plus élever leurs temples à la belle Mythologie, Us en élèveront à rhospitalité. On construira de superbes bâtiments pour tous les étrangers.
Les Grecs f' ^ ^* de la domination de là Porte la q ►our être des espèces
de rois chez * t mélange : qu'on ne
s'y méprcnn ysan des bords de la
Nevva, ou du i^Vôronetz, ne vienne
pas dire : Je sn ce qu'il parle de tra-
vers du Saint- •*
Les archevêques devront être Grecs de nation encore plus que de religion ; et, très fins vraisemblablement, ils sauront bien s'y prendre pour ménager, s'attirer et instruire le peuple. C'est à eux que je voudrais qu'on donnât Téducation des enfants; et ils leur parleraient certainement plus d'Homère que desaintBazilowitz, etdePindareque de saint Nicolas.
Si un Platon pouvait instruire sa république, permis à lui. Mais elle, serait aussi ridicule que l'amour connu sous ce nom-là, et aussi impossible : mais si avec bien des modifications, changements et lois praticables, il y en a une toute h 1^ véritable philosophie, on verra comme cela ira dans une petite île, et si, en agrandissant l'échelle, cela est possible dans une plus grande.
Je n'aime les républiques que dans l'eau : voyez ^'Angleterre, la Hollande et Venise. La liberté ne se