‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 25 sur 62 · I II · texte numérisé non relu

I II

Nul cratère n'offrit d'aspect plus infernal. Jamais faux-monnayeur n'eut si sombre arsenal. L'homme s'y trouve pris d'invincibles malaises. D'horribles visions torturent son cerveau. Sur son front le ciel semble, abaissant son niveau.. L'écraser du surplomb menaçant des falaises.

Enfin le cauchemar à son tour apparaît. Dans les veines, le sang éprouve un temps d'arrêt. La voix n'a plus de timbre, elle vous terrifie. Le pied veut fuir : il reste inerte et sans essor. On se produit l'effet d'un spectre. . . ou bien eneor Il semble qu'on se pétrifie.

Le ^uufl're où ce supplice étonnant est souffert, C'est vous, je m'en souviens, qui l'avez découvert. Sur le mur enchanté qui défend ses approches, Je vous ai vu gravir, preste comme un chamois, Vous moquant du vertige et déchirant vos doigts Et vos frais hrodequins sur les angles des roches.

Vous l'avez baptisé d'un nom qu'il a gardé : Le Val d'enfer. Tous ceu\ qui l'ont escaladé Ont subi comme nous cette étrange souffrance. Comme nous, aspirant l'air libre à pleins poumons, Ils poussent, en fuyant cet antre de démons, Notre grand cri de délivrance !

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