NOÉ
L'arrêt est prononcé par le souverain jrige. Dieu va punir de mort le monde révolté. Sa vengeresse voix évoque le déluge Et les nuages noirs couvrent l'immensité ! Venez, Sem et Japhet, viens, Cham, accourez vite. Quand tout tremble au dehors, le vaisseau que je li> Dans ses abris profonds au salut vous invile : Fermez-y vos troupeaux, vos femmes et vos fils. Partout la foudre gronde et l'effroi se révèle ; Mais l'arche, sur les eaux, comme le sein de Dieu. Portera dans ses flancs l'humanité nouvelle Et la préservera des ondes et du feu !
ke tonnerre aux éclats funèbres
Ouvre du ciel les réservoirs ; Sur la terre en proie aux ténèbres S'agitent tous les désespoirs.
Dans les cités, dans les campagnes, Les torrents ont lancé leurs flots ; Et le peuple vers les montagnes Fuit en poussant d'affreux sanglot».
O (erreur ! l'eau monte, l'eau monte ! Plus de refuge désormais.
Le flot mortel que rien ne dompte Envahit les plus hauts sommets.
Tous, vieillards, orphelins et veuves.
Rois et sujets, grands et petits, Dans l'Océan et dans les fleuves Roulent, pèle mêle engloutis.
.Mais de la terre l'eau s'écoule Le soleil au ciel reparaît.
La b!a iche colombe roucoule Sur l'olivier de la forêt.
L'ire divine est assouvie.
Le cataclysme est consomme.
Voici le signal de la vie, Voici Parc-en-ciel enflammé
A genoux, à genoux, enfants. Dieu vous révèle L'espoir et l'avenir qui me disent adieu. Vous portez dans vos flancs l'humanité nouvelle. Souvenez-vous de moi, souvenez-vous de Dieu !