‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 42 sur 62 · LES FLEURS D'AUTOMNE EN PROVENCE · texte numérisé non relu

LES FLEURS D'AUTOMNE EN PROVENCE

M" CM. If. A Saumur.

Quand la «latte blonde aux flancs du palmier Sous l'été torride a mûri d'avance, L "automne doré donne à la Provence In second printemps rival du premier.

Alors sous nos cieux de fréquents orages Viennent rafraîchir nos toits calcinés, Et des fleurs d'avril, aux yeux étonnés, \.e< feux de septembre ornent nos parages.

Alors l'hirondelle et le martinet Planent sur les mâts, sur les maisons haut. Puis ils partent tous, ces fidèles hôtes, Aux vagissements de l'hiver qui naît.

Le précoce automne à grands pas arrive. L'éclair rouge au ciel fulgure le soir ; Du sein de la mer, immense encensoir, Les brumes d'azur montent vers la rive.

Des nuages gris cernent l'horizon.

Déjà, le matin, des gouttes de pluie Qu'au lever du jour le mistral essuie, Nous ont annoncé la fraîche saison.

Les martinets noirs et les hirondelles Ont fui vers un ciel plus tiède et plus clair Et le matelot n'entend plus dans l'air Leurs cris inquiets, leurs battements d'ailes

Mais si les oiseaux désertent nos ci eux, Voici que les fleurs inondent nos terres Et font de nos champs de vastes parterres Où le soleil luit, calme et radieux.

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