JEAN BART
Levons l'ancre et partons. Par une nuit pareille On ne don pas à terre, on lente les grands coups. Hardi, mes loups de mer, vite qu'on appareille! La fortune, la mer et les vents sont pour non-.
L'océan est mon empire, A moi, corsaire indompté.
Ce n'est qu'à bord qu'on respire La pou Ire et la liberté.
Bon! voici que ma corvette Au\ flancs hérissés de fer, Reprend comme une mouette Son vol vers la haute mer.
Avec elle, camarades, Il nous est même permis D'aller au fond de leurs rades Capturer les ennemis.
Voyez-vous cette ombre noire Oui glisse là bas... là-bas?
C'est un brick anglais. Victoire !
Courons sus et branle-bas !
De mitraille bien nourrie Bourrons les canons grondants, Et que dans la batterie Chacun s'arme jusqu'aux dents.
Que, pareils à des couleuvres, Les grappins sifflent dans l'air Et s'accrochent aux manœuvres Avec leurs ongles de fer.
Pointez juste : qu'un bordage Tombe à chacun de nos coups ; Puis grimpons à l'abordage.
Hurrah ! le brick est à nous !
Mais un ouragan s'avance Pour nous engloutir ici.
Debout, marins de la France, Nous vaincrons l'orage aussi.
El maintenant, larguez les voiles à la lu Gouvernez droit au port où ce soir nous irom Dépenser notre part de prise, El pute. . . nous recommencerons?