‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 22 sur 77 · LIED ARABE · texte numérisé non relu

LIED ARABE

Cumiiie aux flancs du Sabel, l'aurore

Fait éclore Les fleurs splenclides des cactus.

Quand tu souris, dans tout mon être

Je sens naître Des tendresses et des vertus.

Mais comme la source d^eau fraîche

Se dessèche Au souffle abhorré du Kramsin, Ta rigueur brûle en moi la sève

Qui s'élève En hymnes joyeux de mon sein.

Quand lu fuis, le désert de braise

Sur moi pèse Comme un burnous aux plis de fer, Et je maudis ce ciel de laque :

Vaste plaque Rougie aux flammes de l'enfer î

Mais une larme, ô ma gazelle.

Te rappelle Sur mon cœur, ton pieux autel ; Et mes pleurs que ta lèvre essuie.

Douce pluie, Ramènent vers moi l'arc-en-ciel î

Donc, aux oasis embaumées,

Aux aimées, Au Koran et même aux houris, A tous les biens qu'Allah m'annonce,

Je renonce Si tes baisers sont à ce prix.

Page 1