‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 56 sur 77 · A M. VICTOR CL · texte numérisé non relu

A M. VICTOR CL

20 et 24 juillet.

Soixante jours ont fui depuis l'accès d'ivresse Où je vous écrivais, sans peur de l'avenir : « Votre nom et le sien vivront dans ma tendresse « Parmi ceux que mon cœur doit à jamais bénir. «

Ce n'est pas seulement mon amour qui les lie Et qui les tient unis dans ses emhrassements.

Dieu qui prési<]e à tout et qu'en tout l'homme oublie. Avait entre eux créé d'étroits rapprochements.

Ces liens sont datés de sa naissance même Au mois des fleurs, aux jours d'azur, de flamme et d'or. Du temple marseillais choisi pour son baptême. Le patron fut aussi le vôtre, saint Victor.

Elle y reçut le nom de la vierge martyre Que le monde chrétien fêle le vingt juillet. Va du livre des jours quand le temps le relire, r/est le vôtre qu'on trouve en tournant le feuillet.

Vous le voyez, j'avais raison : la destinée Avait bien avant moi marié ces deux noms. Puisque, lorsqu'on tressa la chaîne de l'année, On en fit pour l'été deux fraternels chaînons.

Ainsi tout les rapproche^ ainsi tout les rassemble. Les lieds par cet hymen à ma voix inspirés, Lorsque juillet revient vers Dieu montent ensemble Comme un essaim d'esprits par le ciel attirés.

Dans un même souhait, dans la même caresse, "Dans un culte commun laissez-moi donc unir Ces deux noms qui vivront toujours dans ma tendresse Parmi ceux que mon cœur doit aimer et bénir.

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