‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 64 sur 77 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

GUILLAUME, seul.

Oli î contenir mon cœur que le désir excite î. . . Vivre avec ce secret qui me fait tant souffrir Et que je n'ose pas, pourtant, lui découvrir ;

El^ pour i^.e [as trahir mes Iraiisporls et ma fièvre. Fuir renivraiit baiser que vient m'otïrir sa lèvre. . . Si tu nous vois, du ciel où tu pris ton essor, Sainte femme, qui m'as confié ce trésor, Regarde dans mon sein, réjouis-loi d'y lire L'amour et le respect que ton enfant m'inspire. Tu me léguas cet ange en partant pour les cieux Et lu me rattachas à des jours odieux ; Car pour qui travailler ? pour qui vivre, toi morte ? Toujours au deuil passé le présent me reporte !. . .

Toi qui fus ma première et seule passion, Charlotte, prends pitié de mon illusion. C'est toi que je crois voir en ta fille, et je pense Que c'est, pour l'avenir, l'auguste récompense Des projets d'autrefois, que j'ai tant caressés. . . Oui, je crois que, touché des pleurs que j'ai versés. Dieu t'a ressuscitée en elle, et rajeunie. Et que ma vie à toi désormais est unie. Comme en ce rêve heureux que la mort a brisé Et qui ne devait point être réalisé. 0 mon sein ! quel espoir l'envahit et l'inonde ! Tout cela vient de loi. Dieu des cœurs et du monde l

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