‹ ŒuvresChapitre 34 sur 72 · BYRON A ALBANO · texte numérisé non relu

BYRON A ALBANO

Un jour, un voyageur, sur la haulc colline Où le frais Albano vers la plage s'incline. S'arrêta l'œil humide et le front radieux ! Il compta ces splendeurs païennes et chrétiennes, Ces monts, ces bois, ces lacs, ces mers italiennes, Où naquirent les arts, les fêtes et les dieux.

II avait, d'un coté, Naple et son heau cratère, Sorrente aux rocs tigrés comme un dos de panthère, La blanche tombe où dort Vi-'g'le au divin luth ; Rome à sa droite, avec ses temples et son dùme. Eh bien î il oublia Virgile, et Naple et Rome, Il ne vit que la mer digne de son salut î

C'est que le grand Byron, ]e pèlerin sublime

Dontrœil d'aigle embrassait, de cette noble cime,

La mer, tableau vivant de la Divinité,

En saluant ses flots par un hymne suprême,

Saluait l'infini, Tidéal, Dieu lui-môme^

C'est qu'Harold saluait son immortalilé.

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