IL II
de soullrir qo^ je lui figure une chose qui n'est supportable qu'en peinture. £lle ne sera pas fâchée que j'accuse ta guerre de tout, et, s'il m'est possible, que je n'accuse personne de la guerre. Les honunes ne veulent point ètrel^&ïDés; ne lès blâmons point. Ayons quelque égard à la délicatesse de leur humeur, et attaquons une idole, qui ne sent pas plus te blâme que la louioige. Ce Mars, Madame, Aoat on se plaint chez te victorieux aussi-bien que chez le vaincu, est un démcoi bizarre et capriàeux , qui n'a ni foi , ni constance, ni raison. Aujourd'hui il est déserteot de. la cause de laquelle il étoit. hier partisan, et ; né sçait non plus p^urqum iMa quitte, que pourquoi il la soutenbit. Il prend plaisir à £ûrc recevoir des affronts à la prudence , après les mûres délibérations , et à déshoncu'er. tes bons conseils par les mauvais événemens.Il couronne la' témérité , les fautes et les folies. Mais: regardez la malice de son amitié; c'est afip d'attrapper quiconque se fie en lui ; car presque toujours ses préso^sont ses hameçons, ^ sesËivoris-sont ses victimes.' -'' ■
-â-il n^empcnrte 4es braves du premier txnip , « tout le moins illes ein^, et s'en' ' assume pour une- aalsre fois.- Nulle tète privilégiée, nulle vie «Jxempte, quand' il s'agit. dé prendre son droit. Le Soft dâ Mira tnmbe sur lé pénéraLde 1'
( i63 ) comme' l^r Wii dés %tifans perdus. Personne né lui échappe, Aon pFus Theureux que lemalheureuxV él at la fin les Gustaves n'en ont pas été mieux traites que les Tillis.
Vous pla*t-il que je dise ehcôrér quelque chose à Votre Màjé^ë de ce spectre malfaisant ? ÏRome et Athènes, Madame, mais Romîe et Athènes aussi.valttantes que sages , îui ont chanté publiquement des injures. 'Dans les cantiques qui se récîtbient'àux^ ^arides fêles, on neparloit point de rappeler la félicité bannie et les vertus fugitives y qU^aupàravaiit on ne parlât cPenvoyer Mars en exil, ou dele mettre à la chaîne. ïl aété
maudit dé ceux roême qui Font adoré, à l'heure même qu'ils l'adoroient; et ientre autres beaux noms dre^lui donne Orphée, au commencement de ' t*hyftlné qu'il lui a faite , celui de parricide tfert'pas oublié. Furiieûx^ impie et sacrilège sont ailleurs se^èpithèies'pérpétùéHés. Et ainsi, vous vôy€*^'M$Èdame , c|ué dès ce temps-là il étoit ennethi -de la Reîigiori et' des choses saintes r vous voyez? qu'il ne pardonnoil , ni* à lierè , lîr à mère, m à pfeitrie; qu'il mângeoit léS siens, après" avoir* dévoré lèîs étrâttgelrs.' ' ' j
L^gé ne 4'ô' pas tébdù. meilletiî* : il rie s'est pomtcoïlvfertî'desbriàttèièrinè imfpiété; il Viole encore la Religioii et profane les autels. Le désordre, la Kcencè , l'impunité J, marchent encore