ACTE I, SCËNE II. 3oi
Pour la concluaion Ton n'attend que Talère :
Il a dû revenir de Paris ces jours-ci ; Et ce soir, auplu8tard,jele3 attends ici.
LISETTE
Fort bien.
6ÈR0NTE.
Toujours plaider m'ennuie et me ruine ; Des terres du futur cette terre est voisine , Et , confondant nos droits , je fiais des procès Qui , sans cette union , ne finiroient jamais.
Bien n'«st plus convenable.
GËRONTE.
Et puis d'ailleurs , ma nièce Ne me dédira point , je cpchs , de ma promesse , Ni Valère non plus. Avant nos différents , Ils se voyoient beaucoup , n'étant encor qu'enfants ; Ils s'aimoient; et souvent cet instinct de l'en&nce Devient un sentiment quand la raison commence. Depuis près de six ans qu'il demeure à Paris Ils ne se sont pas vus ; mais je serois surpris Si, par ses agréments et son bon caractère , Ghloé ne retrouvoït tout le goût de Valère.
LISETTE
Cela n'est pas douteux.
GËKONTE.
Encore «ne raison Pour finir: j'aime fort ma terre, ma maison;
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3oa LE HÉGUAMT.
Leur embellissement fit toujours mûD étude.
On n'est pas immortel : j'ai quelque inquiétude Sur ce qu'après ma m<Ht tout oeci devi^dn :
Je voudrois mettre au fiùt mini qui me suivra , Lui laisser mes projets. J'ai vu naître Valère : J'aurai , pour le former, l'autorité d'un père.
LISETTE
Hiende mieux: mais...
GÉROHTB.
Quoi , mais? J'aime qu'on parle uet.
LISETTE
Tout cela seroit beau : mais càa n'est pas Sût.
GÉRONTE
Eh I ponrqoM donc?
LISETTE
Pourquoi? pour unie bagatelle Qni tèra tout manquer. Madame y coD8ent>«Ue?
Si j 'ai bien entendu , ce n'est pas son avis. GÉRORTE.
Qu'importe? ses consals ne seront pas sdîvis.
LISETTE
Ah I vous êtes bien fort, mais c'est loin de Florise :
Au fond , elle voua mène en vous sen^lant soumise :
Et, par malheur pour vous et toute la maison.
Elle n'a pour conseil que ce monsieiir OéOTi,
Un mauvais cceur, un traître , enfin un homme horrible ,
Et pour qui votre fjoilt m'est incompréhensible.
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