DE MOLIÈRE
Heureux , ^rès quarante années de succès a. de gloiret<''Bvoîr conservé jusquala&D de sa canière, je ne dis pas seulemmt sa gloire et ses succès , mais ses amis et sa i«Ugion.
La mort de M. Destouchra nous rappelle nécessairement la perte que l'académie avoit faite , quelques mois auparavant, d'un autre écrivain dramatique ' , aussi noble qu'intéressant , et tait pour peindre le sentiment et la vertu. Après leur avtHr reoda les derniers honneurs , les muses de Térence et de Plante sont-elles condamnées à demeurer en silraice près de ces deux tombeaux, et obligées d'y attendre une génératioD nouvelle ? Non , messieurs , je pour rois parler des ressources qui nous restent, et des stpérences qui nous raiùment , si je ne savtns qu'il &ut laisser dans le silence les noms des vivants, pour ne blesser ni la modestie ni la jalousie de fftsonne. Mais si la place que j'ai l'honneur d'occaper aujourd'hui me donne quelque droit de parler de l'art du Uiéfttre , et de proposer mes crûntes à ceux qui entrent dans la carrière , il en peut résulter une vérité salutaire , capable de garantir notre scène, la première de l'Europe, de la décadeitce dont elle est menacée; c'est uniquement un conseil de citoyen zélé que je vais otïrir , d'autres plus h^i* reux donneront les modèles. Les limites du temps
' M. de La Ouuraée.
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