AMÉLIE
J'attendois cette ardeur où votre ame est livrée; Mais, comment, sans secours, d'ennemis entourée....!
ALZONDE.
Parmi ces ennemis j'ai conduit mon dessein , Et, prête à l'acherer, je puis t'instruire enfin. Ce Volfàs , que tu vois le flattetu' de son maître , Comblé de ses bienfoits , ce Volfax n'est qu'un traître : De Vorcestre sur^tout ennemi ténébreux , Rival de la Êiveur de ce ministre heureux , Trop foible pour atteindre à ces degrés sublimes Par l'éclat des talents , il y va par les crimes ; D'autant plus dangereux pour son roi , pour l'état. Qu'il unit l'art d'un fourbe à l'ame d'un ingrat. J'emprunte son secours. Je sais trop, Amélie, Qu'un trsdtre l'est toujours , qu'il peut vendre ma vie : Mais son ambition me répond de sa foi ; Assuré qu'en Ecosse il régnera sous moi , Il me sert : par sa main , de ce séjour funeste , J'écris à mes sujets, j'en rassemble le reste. J'ai &it plus; par ses soins j'ai nourri dans ces heux Du parti mécontent l'esprit séditieux; J'en dois tout espérer. Chez ce peuple intrépide Un projet n'admet point une lenteur timide ; Ce peuple impunément n'est jamais outragé, Il murmure aujourd'hui , demain il est vengé ;