XXVI ALFRED DE VIGNY : ŒUVRES CHOISIES
Jusqu'aux heures de l'agonie, il subsista tout entier : idées et sentiments. « Souviens-toi que tu es une intelligence qui traîne un cadavre. » En traînant son corps délabré, toujours énergique, il répétait cette « vérité d'Epictète». Le 17 septembre 1863 s'éteignit l'immortel poëte des Destinées. Paix à ses derniers moments ^ !
Alfred de Vigny léguait à son « frère d'armes )) Guillaume Pauthier de Censay sonépée d'académicien, au poëte Louis Ratisbonne, son ami fidèle des dernières années, la propriété littéraire de toutes ses œuvres, à M'"^ Lachaud, née Louise-Edmée Ancelot, qu'ilaimait comme il aurait aimé sa fille, tous ses biens meubles et immeubles.
En 1864, paraissaitle recueil posthume dts Destinées, Poèmes philosophiques ; trois ans plus tard le Journal d'un poëte. Depuis, la renommée d'Alfred de Vigny n'a fait que s'accroître. Des grands romantiques, il reste le plus cher peut-être àla conscience moderne.