LE PRESENT RUINEUX
e Florentin Jean-Baptiste Lulli , v-^ Que de Phébus conçut dame Harmonie , ' ^ Pour les bons mots avoit tant de génie
\^r3r=i^ Que je voudrois en avoir recueilli Des mieux choisis : à son compatriote Le salé Pogge , il damoit le pion , Et ce seroit souverain antidote Pour les vapeurs et Topilation.
Un maréchal qui gouveinoit une ile ^ Aimant Baptiste autant que maréchaux Aiment savants, dans les jours les plus chauds Lui fit tenir lettre de pareil stj-le; « Au cher Lulli, le maréchal un tel.
Pour conserver ta musique immortelle , Un cabinet fait d'un bois immortel , A mon estime^ a para digne d'elle; Jusqu'à Toulon je te l'ai fait tenir-; Fais-le à Paris conduire en diligence.
Adieu, Baptiste, et pendant mon absence. De ton ami garde le s<juvenir. »
Notre Amphion ne se sentit pas d'aise Quand il reçut le billet obligeant; En hâte il court chez le voiturier Biaise : « Allez , dit-U. , avançant quelque argent , Je pairai tout, quoi que la charge p'èse. Même le ^-in, si Ion est diligent. >'