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I. Je dois cette note a M. Edouard Fournier

KT LES BlOGHAniES DE SÉNECÉ. 5;

lonté que d'exactitude réelle ; ils out paitagé sa vie en périodes bien tranchées, mais compléteraeut fausses, et lui ODt donné prématuiément une résignati.n pieuse, un esprit de renoncement que le poëte ne sentit en luimême qn'à la dernière extrémité. Je ne paile pas des erreuis de détails; la seule confusion qui s'est faite à propos de la duchesse d'Angoulén:!e et du nom de Séuece, a eutiaiué les biographes dans une série d'inexactitudes qu'il seroit fastidieux de relever.

Le poëte lui-même se soucioit peu dassnrer la publication de ses œuATes ou de sa biograpliie; il se contentoit de faire paroitre au Mercure ses compositions nouvelles. La mort de Lulli lui donna l'occasion de publier une lettre qui parut en iGSS : Lettre de Clément Marot à M. de *** touchant l'arrivée de Lulli aux Champs- Elysées. Colo-ne, Marteau, i68S, in-12.

Il publia ensuite les Sati,res nouvelles, Paris, Auboyn, i6g5, in-S".

Par l'entremise de Du Cerceau j'arurent les Epigrainmes et autres pièces de M. de Sënecé , premier valet de chambre de la feue rei.e, avec un Traité sur la composition de l'épigramme. Paris, Gifi art, 1717, in-12. Ce livre fut si mal imprimé, que, dans les exemplaires envoyés par le poëte à ses amis, il dut rétablir- des vers entiers. A la bibliothèque de Lyon, le même omiage se ti'ouve à la date de l-^5 : erreur ou supercherie... je l'ignore ; mais cette date coïncide singulièrement avec celle d'une édition nouvelle qui fut annoncée^ et qui, je crois, ne parut jamais. Je l'ai cherchée inutilement dans les bibliothèques de Lyon, de Paris et de Màcun. On lit dans Moréri, lîans Lefoit de La Morinière, et particulièrement dans le Parnasse français (supplément) de Titon du Tillet, que Sénecé ayant légué à ce dernier un volume manuscrit de ses œuvres , on com-

5S Note sur les Éditeurs

mença à imprimer un recueil complet, précédé d'une biographie, dont l'auteur est le chevalier de Neufville- Montador; l'édition devoit former trois volumes in- 12, et paroitre chez Prault aine. A-t-on, en effet , commencé l'impression entre 1743 et 1745? Quelle cause l'auroit interrompue?... Ce sont des questions que je ne peux résoudre; une publication de ce genre auroit été, à notre sens, tout à fait intéressante. Or, de 17 17 à 1745, je ne connois guère de notre auteur qu'une Paraphrase des psaumes de David, Mâcon, De saint, 1722, in-4<'. Le Mercure de France donna, eu 1737, une note biographique bien faite, mais qui est plutôt un éloge nécrologique dicté par l'amitié qu'une monographie.

Cependant le poëte ne fut pas oublié; plus d'une fois on répéta le vœu que Palissot exprimoit en ces termes : « Un homme de goût , qui rassembleroit avec » cboix les pièces de Sénecé , celles de Lainez et de » quelques autres écrivains, enrichiroit notre littérature )) d'un jion poëte de plus, et par ce moyen on conser- » veroit des ouvrages que leur forme fugitive expose à » disparoitre et qui sont dignes de rester ' . » Cette opinion, que La Harpe appuyoit en donnant une place dans son Cours aux Contes de Sénecé, fut partagée de tous ceux qui lurent quelque chose du poëte màconuois. M. Auger se décida à douner en i8o5 un volume qu'il eut le tort d'intituler ; Œuvres complètes (Paris, Léopold Gollin). L'année suivante, 1806, il réimprima cette édition, y ajoutant les Remarques critiques sur les mémoires du cardinal de Retz, et l'intitulant cette fois : Œuvres diverses. La notice littéraire qu'il composa à cette occasion, est digne de sa plume élégante; il eut la prudence de ne point s'aventurer dans une biographie

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