LA VEUVE, FAT I ME
M F ATI M E.
ADAME, à quelle loi vous êtes-vous soumiss? Je frémis d'y penser !
E.eviens de ta surprise.
Tu naquis dans la Perse , et sons un ciel plus doux : Tu conçois peu les mœurs que tu vois parmi nous ; Mais, Fatime, à son sort Lanassa dut s'attendre : Dans ces tombes de feu d'autres ont su descendre j Je n'en puis être exempte ; et ces murs, ces rochers Sont noircis dès long- lemps parles feux des bûcheis.
FATIME
Votre malheur m'accable, et vous semblez tranquille.
LA VEUVE
Mon époux ne vit plus, de la terre il m'exile.
FATI ME
Les regrets qu'il vous laisse ont-ils pu dans ce jour Jusque-là de la vie éteindre en vous l'amour ? Qu'importe à votre époux, à son ombre insensible. De vos ans les plus beaux le sacrifice horrible? Autant que vous l'aimiez s'il vous aimoit, hélas ! Anroit- il exifl;é....''