ACTE II, SCENE III
Eiupêtlie doue (juautsi ma mémoire u'y rtste , Quelle n'y reste infâme ; empêche, sur ce bord, Qne ma famille entière, à qui je dois ma mort, N'osant lever les yeux , et jamais consolée , Dans son propre pays ne se trouve exilée; Que , vengeant mon époux , un peuple furieux Ne me laisse, en partant, ses clameurs pour adieux. Et qu'une telle imaoje, attachée à ma fuite , Ne me suive par-tout ou tu m'aurois conduite.
LE JEUNE BRAMINE
Poursuis; respecte encore une homicide loi ;
Crains l'époux comme un dieu prêt à tonner sur loi.
Hélas ! moi seul des tiens je t'àime et je te reste ;
Je ne te suis connu que de ce jour funeste ;
De l'horreur de ton sort ton frère a beau souffrir,
Non , cruelle , il n'a pas le droit de t'attendrir ;
Mais j'ai celui du moins, dans ce péril extrême
D'oser te secourir contre ton aven même
Tu nie parles d'honneur! le mien est de quitter
Ces profanes autels que je dois détester :
J'y vais rester encor pour te sauver la vie ;
Mais , une fois ici mon attente remplie ,
Il n'est mer, ni désert, ni climat si lointain ,
Oui me sépare assez de ce temple inhumain.