F AT 1 M E
Ah ! rnadaïue , une trêve avec ces étrangers
Arrête le carnage et suspend les dangers;
Il est vrai qu'on la borne au cours d'une journée;
Mais j'en ai plus d'espoir, plus la trêve est bornée :
Dans nos murs la terreur et le trouble est par-tout,
Et sans doute à céder l'Indien se résout.
Le Géaéral François, sans dépouiller l'audace ,
Avec le gouverneur traite devant la place ;
Et le ton dont il parle annonce qu'au plutôt
La ville doit se rendre ou s'atteudre à l'assaut.
Et, prête à voir changer la loi qui vous accable ,
Vous précipiteriez votre fin déplorable .»'
Vous n'en pouvez douter, mad:iine, vous vivrez
Du moment qu'aux François ces murs seiont livrés.
Mais quel trouble nouveau vous presse et vous
domiue.'' Sans doute l'entretien de ce jeune Rramine , Qui, dans la fleur des ans, porte un cœur si cruel , Jette dans votre esprit ce désespoir mortel.
LA VEUVE
Ah ! tu ne connois pas... cache bien ce mystère : Fatime, qui l'eût cru i' ce Bramine est mon frère; Oui, je l'ai retrouvé dans ce temple de mort ; Il vit pour s'o])poscr aux rigueurs de mon sort.
FATIME
Et vous voulez mourir ùaus d'horribles souffrances .' De vos autres parents !es barbares instances L'emportent dans ce cœur tristement affermi .'