I, E GRAND ERAM;N
•Sortons.
LE G É îî É p. A t.
Arrêtez , inhumains .' 11 n'est point de moyens qu'en ces lieux je n'emploie; Oui , dès ce moment même , il faut que je la voie.
LF. GRAND BR AMI^'E
Modère ce transport , et quitte cet espoir ;
Se soustniire aux regards est pour elle un devoir :
.Taraais un étranger ne peut approcher d'elle ;
Et dans la solitude où ce moment l'appelle,
IJes expiations, des soins religieux ,
Dérobent même encor sa présence à nos yeux.
!.£ GÉNÉRAL
Elle ne mourra point : malgré ton artifice Je saurai la soustraire aux horreurs du supplice. Tyran d'un sexe foiMe! ah ! tu ne sais donc pas Combien il nous est cher, et dans tous les climats Nos chevaliers francois, remplis du inènie zèle, Mille fois en champ clos vengèrent sa querelle.^ Même sans le lien des amoureux penchants , iNous sauvâmes sa vie ou sa gloire en tout temj)s.
Et c'est où je t'arrête : oui, c'est sa gloire même <^ni de mourir ici lui fait la loi suprême. Peuses-tu qu'oubliant tout ce qu'elle se doiî , Pour l'intérêt de vivre elle en perde le droit? 1 lie a promis sa mort; la pitié qui le presse Ne peut rien sur son ame er rien sur sa promesse. Loin de plaindre son sort, admire son grand cœur ; Ne le soupçonne 2)oint de foiblesse ou d'erreur ; L'honneur engage enfin celte épouse fldeile : Quand je te céderois, lu n'obtiendrois rien d'elle.
iCo LA VEUVE DU MALABAR.