ACTE II, SCENE I
Souvent nous payons cher cet honneur malheureux ; Et quand le bien public sur notre hymen se fonde , INous perdons le r ;pos que nous donnons au monde. Le destin pour moi seule en ordonne autrement ; Par la raison d'éiat je suis à mon amant : La paix entre mon pcre et celui de Lyncie Dans Argos, chère Égine, il est vrai, /ut forcée ; J'ai craint, je l'avoùiai, jusqu'au moment heureux Où les autels m'ont vue eu resserrer les nœuds ; Mais l'hymen achevé, quelle seroit ma crainte? La paix est dans ces lieux trop solide et trop sainte ; Elle est fondée ailleurs sur des nœuds incert;:ins ; La politique change, et rend les traités vains : L'hymen ne peut changer ; l'hymen stablt et sévère Imprime à cette paix le même caractère ; Et mon père, fùt-il dans sa haine obstiné, Par nos nœuds qu'il perinct iui-uicmeest enchaîné: Non, dans cet heureux jour rien n'altère ma joie; Mon bonheur est certain , tout veut que jn le croie. Ou s'avance eu ces lieux ;sans doute c'est le roi.
M;idame, c'est lui-même.
Iiy PER M N ESTRE.
Egine , éloignc-tm .