SCE?JE II
DANALS, HYPERMNESTRE.
H YPEH MNESTRE.
Ah ! je vous attendois avec imj)atieure , Mon père; vous savez si mon obéissance Est lidelle .i remplir jusqu'à vos moindres lois,
n A rr A u s.
("est celte obéissance aussi que tu me dois ,
Ï3 'HtPERMNESTRE.
C'est Infidélité qu'aujourd'hui je réclame.'
HYPER MNESTRE.'
Q uoi que mon père ordonne,il peut tout-snr mon ame. Je rends grâce au destin qui, comblant mes souhaits , Entre Egyptus et vous a rétabli la paix : Ne craignez point, seigneur, que de votre famille Les nœuds que j'ai formés détachent votre iille ; Vous me verrez soumise, ainsi que mon époux...
D Air A us.
1 u sais que dans ces 1 ieux ton t tomboit sous ses coups., Quand j'ai , pour arrêter son audace effrénée, Avec cet ennemi conclu ton hyménée.
Lyncée est ton époux, et ses frères vainqueurs (^omme un bien de conquête ont obtenu tes sœurs : Penses-ta qu'un traité né de la violence Soit le ferme soutien d'une telle alliance? Le fer levé sur moi, ma rage y souscrivit; La guerre dure encor quand la haine y survit. .Te pourrois cependant oublier mon injure ; Je céderois peut-être à mon sort sans murmure, Si de l'astre fatal dont je fus poursuivi Le courroux à ia fin paroissoit assouvi: Mais c'est peu du passé, l'avenir me menace, Je ne puis respirer d'uue longue disgrâce ; Et . lorsqu'à ces revers ton père infortuné A dii croire qu'au moins son outrage est borné , De secrets ennemis, de lâches parricides Méditent ma ruine.
HYPER MNESTRE.
Eh! qui sont ces perfides.'- D A N A u s.
Mes gendres.
HY PERMNESTRE.
Dieux !
DAN A us.
Leciel,m'éclairanl surmon «ort,